

L’idéologie sur laquelle repose la franchise est celle de réutiliser l’identité commerciale avec laquelle un fournisseur a réussi à faire fortune. Il s’agit de reproduire les décors, les prix, la méthode commerciale ou encore les différentes gammes de produits du franchiseur afin de profiter de son succès.
Cette pratique est avantageuse pour le distributeur appelé « franchisé », à qui il suffit de suivre les méthodes commerciales du fournisseur pour bénéficier de sa renommée.
Quant au fournisseur dénommé « franchiseur », cette méthode lui offre la diffusion la plus large possible de sa marque et de son savoir-faire.
La franchise est donc composée d’un ensemble de droits de propriété industriels portant sur des marques, dont l’élément constitutif est le savoir-faire.
A travers un contrat de franchise, le franchiseur s’engage donc à communiquer à un franchisé son savoir-faire, en lui procurant la jouissance d’une marque. Il peut éventuellement aussi s’engager à le fournir en marchandises. Le franchisé quant à lui s’engage à exploiter ce savoir-faire et la marque tout en payant une redevance au franchiseur.
Le contrat de franchise se présente donc comme un contrat complexe, pouvant revêtir différentes formes (franchise de distribution, de service ou encore de production). Le code de commerce a d’ailleurs mis en place des exigences aussi bien de formes que de fonds, relatives à la rédaction de cette convention. Il est donc important pour les parties d’être accompagné d’un avocat spécialisé dans toutes les étapes de la franchise, pour la négociation des clauses et leur rédaction.
La franchise n’est soumise à aucune réglementation particulière. Le choix de sa forme et de son contenu sont librement fixés par les parties, dans le respect des règles de droit commun, de droit des contrats commerciaux, des règles de jurisprudence et du code de déontologie européen de la franchise.
L’ordonnance du 10 février 2016 qui réforme le droit des contrats, introduit par exemple de nouvelles règles pour les contrats de franchise qui seront signés à compter du 1er octobre 2016. Parmi ces nouvelles règles on peut noter que désormais, les clauses créant un déséquilibre significatif entre les parties signataires seront réputées non écrites, ou encore que le franchisé, tout comme le franchiseur, pourra demander au juge la révision du contrat de franchise si celui-ci n’est plus rentable.
Me Baptiste Robelin dispose d’une expertise reconnue en matière de franchise et de droit immobilier des affaires. Il conseille, assiste et assure au mieux la défense de vos intérêts, que vous soyez franchisé ou franchiseur. Il intervient régulièrement pour la rédaction des contrats de franchise, et en maîtrise parfaitement les clauses et principes essentiels.
L’article L330-3 du Code de commerce impose un délai minimum de 20 jours, avant la signature du contrat ou le versement du prix du contrat de franchise, au franchiseur afin qu’il remette au candidat franchisé le projet de contrat ainsi qu’un document d’information précontractuelle comportant un certain nombre d’informations sur son entreprise et son réseau. Ce document comprend notamment :
Les informations permettent aux franchisés de savoir dès le départ ce à quoi ils s’engagent. Pour l’aider, il lui est accordé un délai de réflexion de 20 jours entre la remise du document d’information précontractuelle et la signature du contrat de réservation ou du contrat de franchise. Si le délai de 20 jours n’a pas été respecté, le franchisé peut demander l’annulation du contrat.
Un précontrat, également appelé réservation, peut précéder le contrat de franchise lorsque le versement d’une somme est exigé avant la signature définitive du contrat.
Le précontrat doit contenir les obligations des deux parties ainsi que les prestations en contrepartie desquelles la somme de réservation a été versée.
Il est conseillé d’inclure dans le précontrat une clause prévoyant le remboursement total ou partiel des sommes versées par le franchisé au cas où l’affaire n’aboutirait pas pour des raisons indépendantes de sa volonté ou même en cas de dédit.
Deux éléments essentiels sont nécessaires à la constitution du contrat de franchise.
D’une part, le contrat de franchise doit permettre de mettre à la disposition du franchisé le savoir-faire et le droit d’usage des signes distinctifs notoires du franchiseur.
D’après le règlement UE 330/2010, le savoir-faire transmis au franchisé doit :
D’autre part, la franchise suppose la notoriété des signes distinctifs du franchiseur, c’est-à-dire que le nom de marque, et l’enseigne transmis au franchisé doivent être largement connus par le public. A ce propos, la chambre commerciale de la Cour de cassation en son arrêt du 9 Octobre 1990 a estimé que l’absence de notoriété des signes distinctifs transmis au franchisé peut justifier la remise en cause du contrat de franchise. Toutefois, il est accordé une exception aux marques nouvellement crées.(Cass. com., 12 juil. 1993)

L’on s’est posé la question de savoir si la clientèle appartient aux franchisés ou franchiseur dans la mesure où le franchisé utilise la marque et le savoir-faire du franchiseur pour attirer sa clientèle.
Pour répondre à cette question, la Cour de cassation en son arrêt du 27 mars 2002 estime que : le franchisé a forcément une clientèle propre car même s’ il bénéficie d’une clientèle attiré par la réputation de la marque du franchiseur, cette dernière est également attiré grâce au travail et à l’activité du franchisé.
La clientèle est donc d’une part attachée à la marque du franchiseur comme dans le cas des fast-food et hôtel, et d’autre part au travail du franchisé comme dans le cas de salon de coiffure.
Le franchisé est commercialement indépendant du franchiseur. Il est donc responsable de son entreprise en cas d’échec. C’est lui qui doit régler les dettes sauf s’il peut prouver que le franchiseur s’est immiscé dans la gestion de son entreprise et a été le gérant de fait.

Vous pouvez aussi faire appel à Baptiste Robelin, spécialisé en droit de la franchise, pour l’ensemble des négociations liées au contrat de franchise :
Le recours à la franchise donne beaucoup d’avantages au franchisé. Il lui permet notamment :
Le contrat de franchise possède également plusieurs inconvénients comme :

Chaque situation mérite une analyse claire et pragmatique. Le cabinet Novlaw vous accompagne pour sécuriser vos décisions, anticiper les risques et défendre vos intérêts.