

Laurent BIDAULT et son équipe sont un véritable partenaire stratégique pour les administrations et les entreprises qui souhaitent s’engager dans des projets d’innovation ou les concrétiser. À la croisée du droit de la commande publique et du droit des nouvelles technologies, le cabinet NOVLAW Avocats sécurise vos achats de solutions innovantes.
Le Code de la commande publique offre de nouveaux outils pour faciliter l'accès des entreprises innovantes (startups, PME) à la commande publique, et permettre aux acheteurs de se doter des meilleures technologies sans la lourdeur d'un appel d'offres classique (notamment via le dispositif d'achat innovant sans mise en concurrence sous le seuil de 100 000 € HT).
Nos missions et notre accompagnement en matière d’innovation dans le secteur public se décomposent en quatre axes.
L’innovation se définit essentiellement comme un bien, un produit, des travaux ou un service, qui est nouveau ou sensiblement amélioré par rapport à l’existant.
Plus précisément, le Manuel d’Oslo, élaboré par l’OCDE, définit l’innovation comme la mise en œuvre d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures.
De plus, une caractéristique commune – et essentielle – à toutes les catégories d’innovation est qu’elle doit avoir été mise en œuvre.
Cette condition est importante car l’acheteur, lors de son projet d’achat innovant, devra apprécier si la solution existe déjà ou si elle n’existe pas encore, c’est-à-dire qu’elle nécessiterait encore des développements ou de la recherche.
La réalisation d’études de marché et le sourcing peuvent s’avérer particulièrement pertinents.
La définition du Manuel d’Oslo a été reprise dans les Directives européennes de 2014 concernant les marchés publics, ainsi que dans le Code de la commande publique.
L’article L. 2172-3 du Code de la commande publique prévoit que « sont considérés comme innovants les travaux, fournitures ou services nouveaux ou sensiblement améliorés. Le caractère innovant peut consister dans la mise en œuvre de nouveaux procédés de production ou de construction, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de l’entreprise ».
Le choix du véhicule contractuel va dépendre principalement du stade de développement de la solution, de son degré de maturité.
Si la solution est encore en phase de développement, l’acheteur devra privilégier le marché de recherches et développements R&D ou le montage d’achat public avant commercialisation, lui permettant d’acquérir des services de R&D, de codévelopper la solution avec son partenaire.
Si la solution est opérationnelle, l’acheteur pourra acquérir la solution soit par un marché public innovant, soit à l’issue d’une procédure classique si la valeur de la solution est supérieure à 100.000 euros HT.
Si la solution n’existe pas ou si elle nécessite un codéveloppement important entre l’entreprise et l’acheteur, ce dernier peut également avoir recours au partenariat d’innovation qui permet d’inclure dans un même contrat la R&D et l’acquisition de la solution développée aux termes de la R&D.
D’autres facteurs doivent être pris en compte pour déterminer le bon véhicule contractuel, comme en particulier :
En définitive, il est essentiel de bien analyser les besoins et les enjeux de chaque projet pour choisir le contrat le plus adapté et favoriser l’acquisition de solutions innovantes performantes.
L’article R. 2122-9-1 du Code de la commande publique permet à l’acheteur d’acquérir sans publicité ni mise en concurrence préalables des travaux, fournitures et services innovants dont la valeur estimée est inférieure à 100 000 euros HT.
Afin d’utiliser ce dispositif, trois conditions principales doivent être respectées :
Très concrètement, du côté de l’acheteur, le seuil classique de 60.000 euros HT, en dessous duquel il n’y a aucune obligation de publicité de mise en concurrence, qui est réhaussé à 100.000 euros HT.
Dès lors que l’acheteur établit que la solution est innovante, il peut l’acquérir directement, de gré à gré.
Côté entreprise, l’accès à la commande publique est facilité, il n’est pas nécessaire pour celle-ci de se soumettre à une procédure d’appel d’offres, elle peut démarcher et vendre sa solution à l’acheteur public librement.
Une solution innovante est une solution nouvelle ou sensiblement améliorée : si aucune autre solution de ce type n’existe sur le marché, cela constitue déjà un bon indice que la solution est innovante.
Ensuite, il est opportun de se référer au faisceau d’indices qui a été développé par le ministère de l’Économie (Guide).
Il s’agit de questionner la solution et l’entreprise qui propose la solution :
L’acheteur peut mobiliser les outils contractuels prévus dans le code de la commande publique : marché de R&D, partenariat d’innovation, marché innovant, marché public.
Hors du cadre de la commande publique et donc avec plus de souplesse et de liberté, l’acheteur peut stimuler l’innovation en lançant des appels à manifestation d’intérêt (AMI, appels à projets, organisation de concours d’innovation ou des expérimentations, versement de subventions).
Attention, l’organisation de ces initiatives n’est pas encadrée, à condition de ne pas dissimuler une commande publique.
Enfin, il existe des mécanismes d’aides au niveau européen et au niveau national, mais également des dispositifs fiscaux : crédit d’impôt recherche, crédit d’impôt innovation.
Quels sont les avantages d’avoir recours à l’achat public innovant pour les acheteurs publics ?
L’achat public innovant permet aux acheteurs publics d’accéder à des solutions nouvelles et performantes.
Ils contribuent à cet égard à améliorer la qualité des services publics.
Plus généralement, ils stimulent l’innovation et la croissance économique.
De plus, en se positionnant comme un acteur de l’innovation, la personne publique renforce l’attractivité de son territoire.
Quels sont les avantages d’avoir recours à l’achat public innovant pour les entreprises ?
L’achat public innovant permet d’accéder à de nouveaux marchés et au secteur public, de façon parfois plus simplifiée.
À cet égard, l’achat public peut constituer une source de financement pour l’entreprise et la recherche et le développement de nouvelles solutions.
Enfin, cela permet à l’entreprise de travailler, de collaborer avec les acheteurs publics afin d’expérimenter et de déployer leurs solutions dans le secteur public.
L'ordre doit être manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Un ordre manifestement illégal est un ordre dont l'illégalité est évidente. L'ordre compromet gravement un intérêt public lorsqu'il s'oppose à la loi, à un principe général ou impose une action illégale ou discriminatoire. Ces deux conditions sont cumulatives : pour pouvoir désobéir à un ordre, ces deux conditions doivent obligatoirement être remplies.
La protection est limitée et dépend de la reconnaissance par le juge de l'illégalité manifeste de l'ordre et de sa compromission grave d'un intérêt public. Ces conditions sont très rarement réunies. Toutefois, si un fonctionnaire fait face à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, il peut faire jouer son droit de retrait et se retirer de son poste.
Les raisons éthiques ou morales peuvent justifier la désobéissance, mais ces cas sont rares et complexes à justifier juridiquement. Ces raisons doivent correspondre aux conditions fixées par la loi et reconnues par les juges, à savoir un ordre manifestement illégal compromettant gravement un intérêt public.
Non, la désobéissance est rare en raison des conditions strictes qui encadrent ce droit et des risques de sanctions encourues par l'agent qui désobéirait sans justification suffisante.
Même si la discipline militaire prime, l'obligation d'obéissance hiérarchique des militaires ne saurait être absolue. L'article L. 4122-1 du code de la défense prévoit qu'il ne peut être ordonné aux militaires et qu'ils ne peuvent accomplir des actes contraires aux lois, aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales.
Il n'existe pas à proprement parler un droit de désobéissance, mais un devoir de désobéissance dans des circonstances spécifiques définies à l'origine par la jurisprudence et à présent par la loi. L'article L. 121-10 du Code général de la fonction publique prévoit que tout agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur, sauf si l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.

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