

Le secteur de l’énergie et des infrastructures est au cœur des enjeux stratégiques contemporains : transition écologique, souveraineté énergétique, souveraineté industrielle, souveraineté numérique, développement économique et aménagement du territoire.
La complexité de la réglementation, qui mêle à la fois le droit public et le droit privé, et l’évolution constante des cadres légaux et réglementaire, exigent une expertise pointue.
NOVLAW AVOCATS (Laurent Bidault) accompagne les acteurs privés, publics et parapublics (développeurs, industriels, investisseurs, collectivités) dans la sécurisation juridique de leurs projets, de l’étude de faisabilité à leur conception et leur construction jusqu’à l’exploitation, et cela en conseil comme en contentieux.
Le cabinet NOVLAW AVOCATS intervient à toutes les étapes du projet pour en assurer la faisabilité juridique, la structuration et la performance.
Nous vous assistons dans le montage et la réalisation de vos projets de production d’énergie :
Nos interventions couvrent notamment :
Partenaires de la souveraineté industrielle, nous accompagnons les porteurs de projets dans l’implantation et l’extension de sites de production, avec une expertise particulière s’agissant des dispositifs publics d’accélération de ces projet :
La réalisation de projets d’envergure nécessite souvent la création de structures juridiques dédiées mêlant capitaux publics et capitaux privés.
Dans ce cadre, nous conseillons nos clients pour :
La performance des projets et la connectivité des territoires reposent sur des infrastructures robustes et efficientes.
NOVLAW AVOCATS conseille ses clients dans les domaines suivants :

Face à un environnement où les litiges sont fréquents, NOVLAW AVOCATS défend les intérêts de ses clients devant les juridictions compétentes.
Nous vous représentons pour défendre les autorisations obtenues ou pour contester des décisions de refus :
Nous intervenons dans la résolution des litiges survenant pendant la vie des projets :
Le cabinet vous assiste dans vos relations avec les autorités de régulation (CRE, ARCEP) et dans les litiges relatifs :

Une expertise juridique transversale :
Notre expertise en droit public des affaires, en droit de l’urbanisme, voire en droit de l’environnement nous permet de vous offrir une vision juridique à 360° de vos projets.
Une vision stratégique :
Nous sommes des partenaires qui comprennent vos objectifs opérationnels et financiers pour vous proposer des solutions pragmatiques et sécurisées.
Une connaissance sectorielle :
Nous suivons en permanence les évolutions réglementaires pour vous fournir un conseil à la pointe des enjeux des secteurs en particulier de l’énergie, de l’industrie et des télécoms.
Un engagement au cœur des écosystèmes :
NOVLAW est membre du pôle de compétitivité Tenerrdis (transition énergétique) et de la Smart Building Alliance (SBA), se situant donc au plus près des innovations et des acteurs de ces secteurs.
Un engagement auprès de nos clients :
Nous nous engageons à vos côtés avec réactivité et combativité pour faire aboutir vos projets et défendre vos intérêts.
{{cta-inject-1}}
Acquisition du foncier, négociation, études de constructibilité et de faisabilité du projet, analyse des contraintes réglementaires.
Audit des règles d’urbanisme (PLU), Autorisations d’urbanisme, assistance dans la sélection du maître d’œuvre.
Suivi des contrats de maîtrise d’œuvre, analyse de la faisabilité juridique du projet.
AMO juridique, rédaction des contrats et marchés, mise en concurrence, analyse des candidatures et des offres, gestion des contentieux liés à la passation des contrats
Suivi et gestion de l’exécution de
l’opération et des marchés : sous-traitance, retard, travaux supplémentaires, défaillance, résiliation…
Assistance dans la réception des travaux et des prestations, gestion financière de la fin de l’opération : décompte, demandes indemnitaires des intervenants…
Gestion des désordres post réception, mise en œuvre des garanties (GPA, biennale, décennale).
Analyse de la faisabilité juridique, assistance dans la passation et l’exécution des contrats des prestataires.
Vous êtes un porteur de projet, un investisseur ou une collectivité territoriale ? Vous faites face à un litige ou souhaitez sécuriser juridiquement votre développement ? Contactez le cabinet NOVLAW AVOCATS (Laurent Bidault) pour discuter de votre situation.
Le recours d'un tiers n'est pas suspensif en lui-même, mais il ouvre la voie au référé-suspension, dans lequel l'urgence est présumée s'agissant d'une autorisation d'urbanisme (article L. 600-3 du code de l'urbanisme), présomption que le Conseil d'État vient d'étendre au retrait d'une autorisation (CE, 17 juin 2026, n° 513099). Cette présomption reste réfragable : le juge a déjà admis par exemple que l'intérêt public qui s'attache au déploiement des énergies renouvelables puisse écarter l'urgence (CE, 17 janvier 2024, n° 467572). Un affichage régulier et continu, constaté par commissaire de justice, reste la première protection : il fait courir le délai de deux mois. Enfin, un vice n'est pas nécessairement fatal : le permis peut être régularisé en cours d'instance par un modificatif, y compris au regard de règles ou de circonstances nouvelles (CE, 23 octobre 2025, Commune de Montriond, n° 492924).
Le décret n° 2026-302 du 21 avril 2026 a créé un régime contentieux dérogatoire pour les projets environnementaux à enjeu stratégique. Les recours sont portés directement devant la cour administrative d'appel, compétente en premier et dernier ressort (article R. 311-5 du code de justice administrative), l'arrêt n'étant susceptible que d'un pourvoi en cassation. La cour statue dans un délai de dix mois. Le recours doit être notifié à l'auteur de la décision et au bénéficiaire dans les quinze jours francs, à peine d'irrecevabilité, et le recours administratif préalable ne proroge pas le délai. Sont notamment visés le photovoltaïque d'au moins 5 MW, l'hydroélectricité d'au moins 1 MW, l'éolien terrestre, la méthanisation, les ouvrages de raccordement, les infrastructures de transport de plus de 5 M€ HT et les projets d'intérêt national majeur. Le régime ne s'applique qu'aux actes pris à compter du 1er juillet 2026. Si le projet n'est pas stratégique, c'est le tribunal administratif qui est compétent.
La loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement du 26 novembre 2025 a profondément modifié la stratégie de recours. Le recours gracieux ou hiérarchique doit désormais être formé dans le mois et, surtout, il ne proroge plus le délai de recours contentieux (article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme) : saisir le tribunal administratif dans les deux mois de la notification du refus est devenu incontournable. En contrepartie, l'administration ne peut plus invoquer de motifs de refus nouveaux au-delà de deux mois à compter de l'enregistrement du recours (article L. 600-2), et le référé-suspension contre un refus bénéficie d'une présomption d'urgence (article L. 600-3-1), ce qui permet d'obtenir une décision en quelques semaines. Un refus illégal peut par ailleurs ouvrir droit à indemnisation des frais d'études engagés et du retard subi, après demande préalable.
L'article 40 de la loi APER du 10 mars 2023 impose d'ombrager au moins la moitié de la superficie des parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m². Le calendrier est échelonné : l'obligation s'applique depuis le 1er juillet 2026 aux parcs d'au moins 10 000 m², et s'appliquera au 1er juillet 2028 à ceux compris entre 1 500 et 10 000 m². Pour les parcs exploités en concession ou en délégation de service public, l'échéance est liée à la conclusion ou au renouvellement du contrat. La loi de simplification du 26 novembre 2025 a assoupli les modalités d'exécution : l'obligation est réputée satisfaite par des procédés mixtes, à condition que les ombrières couvrent au moins 35 % de la moitié à ombrager, le solde étant végétalisé. Elle a aussi ouvert un report sur justification d'un contrat d'engagement et interdit au PLU de faire obstacle à ces installations. Les sanctions atteignent 40 000 € par an.
En principe oui. L'article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, issu de l'ordonnance du 19 avril 2017, impose une procédure de publicité et de sélection préalable dès lors que le titre permet une exploitation économique, ce qui est le cas d'une borne de recharge, d'un pylône ou d'une centrale solaire sur toiture publique. La durée du titre doit être calibrée sur l'amortissement des investissements et une rémunération équitable des capitaux engagés (article L. 2122-2). Des dispenses existent : titre déjà attribué par un contrat de la commande publique mis en concurrence, urgence pour un titre d'un an au plus, occupant unique en droit, quasi-régie, procédure infructueuse, ou caractéristiques particulières du bien (articles L. 2122-1-2 et L. 2122-1-3). Les réseaux de communications électroniques ouverts au public bénéficient d'une dispense propre (article L. 2122-1-3-1). Le candidat évincé ne dispose ni du référé précontractuel ni du référé contractuel, mais d'un recours en contestation de validité du titre, pouvant être assorti d'un référé-suspension.
Oui, via la qualification de projet d'intérêt national majeur (article L. 300-6-2 du code de l'urbanisme, issu de la loi Industrie verte du 23 octobre 2023). La qualification est prononcée par décret. Elle permet à l'État d'engager et de conduire lui-même la mise en compatibilité des documents d'urbanisme, adoptée par décret, après accord préalable du maire ou du président de l'EPCI, accord réputé donné faute de réponse dans le mois. Les autorisations d'urbanisme sont alors délivrées par l'État et non par la commune (article L. 422-2 h)). Le Conseil d'État exerce un contrôle normal sur cette qualification (CE, 6 février 2026, n° 500384). Le dispositif, initialement réservé aux projets industriels, a été étendu par la loi du 16 août 2026 aux projets d'infrastructure, aux centres de données et aux projets de défense.
Sur le plan de l'urbanisme, l'arrêté du 22 mars 2023 range les centres de données informatiques dans la sous-destination « entrepôt ». Cette qualification commande la constructibilité au regard du PLU, sans emporter pour autant assujettissement à la redevance pour création de locaux de stockage (CE, 11 octobre 2022, n° 463134). En Île-de-France, un agrément préfectoral est requis au-delà de 5 000 m² de surface de plancher (articles R. 510-1 et R. 510-6 du code de l'urbanisme) et doit être joint à la demande de permis de construire. Sur le plan environnemental, il n'existe pas de rubrique ICPE propre aux data centers : le classement résulte des équipements techniques (groupes électrogènes, groupes de froid, cuves de fioul). Depuis la loi n° 2026-791 du 16 août 2026, les centres de données peuvent en outre être qualifiés de projets d'intérêt national majeur, sous réserve d'un contrôle renforcé dans les territoires en tension sur la ressource en eau.
Par un certificat d'urbanisme opérationnel. Délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, il indique les règles d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété, les taxes exigibles et se prononce sur la faisabilité de l'opération envisagée. Son intérêt principal est la cristallisation : pendant dix-huit mois à compter de sa délivrance, la demande d'autorisation déposée sur le même terrain est examinée au regard des règles en vigueur à la date du certificat (CE, 18 décembre 2017, Danglot, n° 380438). Deux exceptions seulement : les règles de sécurité et de salubrité publiques, et l'entrée en vigueur d'un document d'urbanisme qui justifiait déjà un sursis à statuer. L'instruction dure deux mois pour le certificat opérationnel, un mois pour le certificat d'information, et le certificat peut être prorogé d'un an sur demande présentée deux mois avant son expiration.
Le tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement distingue trois situations : évaluation systématique, examen au cas par cas, ou absence de formalité sous les seuils. Pour le photovoltaïque au sol, l'examen au cas par cas s'applique à partir de 300 kWc ; l'évaluation systématique, longtemps fixée à 1 MWc, a été relevée à 3 MWc par le décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026, pour les projets dont l'autorité compétente est saisie depuis le 28 juillet 2026. L'autorité environnementale dispose de trente-cinq jours pour se prononcer au cas par cas, son silence valant obligation de réaliser l'évaluation. Même sous les seuils, la clause filet de l'article R. 122-2-1 permet à l'autorité instructrice de soumettre un projet à examen. L'enjeu est majeur : une étude d'impact absente ou manifestement insuffisante peut ouvrir droit à la suspension de l'autorisation par le juge (article L. 122-2).
Ce sont trois autorisations distinctes, délivrées par des autorités différentes, et dont la chronologie conditionne le calendrier du projet. L'autorisation environnementale (article L. 181-1 du code de l'environnement) est un titre unique qui absorbe notamment l'autorisation ICPE, la dérogation espèces protégées, l'évaluation Natura 2000 et le défrichement. Elle ne dispense pas du permis de construire : celui-ci peut être délivré en parallèle, mais il ne peut pas être exécuté avant l'obtention de l'autorisation environnementale (article L. 181-30). En pratique, l'instruction de l'autorisation environnementale dépasse fréquemment un an, contre trois mois pour un permis de construire ordinaire. Les éoliennes terrestres font exception : elles sont dispensées d'autorisation d'urbanisme (article R. 425-29-2 du code de l'urbanisme) et relèvent de la seule autorisation environnementale. Un séquencement mal calibré est l'une des premières causes de dérapage de planning sur les projets EnR et industriels.
Oui, mais à des conditions strictes. Une installation qualifiée d'agrivoltaïque au sens de l'article L. 314-36 du code de l'énergie est réputée nécessaire à l'exploitation agricole et devient donc constructible en zone A (article L. 111-27 du code de l'urbanisme). Le décret du 8 avril 2024 impose une production agricole significative et un revenu durable, un rendement d'au moins 90 % de celui de la zone témoin hors élevage, la fourniture d'au moins un des quatre services à la parcelle (potentiel agronomique, adaptation climatique, protection contre les aléas, bien-être animal), une surface rendue inexploitable inférieure à 10 % et la réversibilité de l'ouvrage. À défaut de qualification agrivoltaïque, l'installation n'est admise en zone A, N ou F que si elle figure dans le document-cadre préfectoral, ne porte pas atteinte durablement au sol et reste compatible avec l'activité agricole. L'autorisation est limitée à quarante ans et le permis est délivré par le préfet.
Le régime dépend de la puissance crête et de la hauteur de l'installation, selon la grille issue du décret n° 2024-1023 du 13 novembre 2024, applicable aux demandes déposées depuis le 1er décembre 2024. Sont dispensées de toute formalité les installations au sol et les ombrières de moins de 3 kWc dont la hauteur maximale n'excède pas 1,80 m (article R. 421-2 c) du code de l'urbanisme). Relèvent de la déclaration préalable les installations de moins de 3 kWc dépassant 1,80 m, ainsi que toutes celles dont la puissance est comprise entre 3 kWc et 3 MWc, quelle que soit leur hauteur (article R. 421-9 h)). Au-delà de 3 MWc, le permis de construire est requis. Attention : dans les sites patrimoniaux remarquables, aux abords des monuments historiques et dans les sites classés, le permis de construire redevient exigible quelle que soit la puissance. Une installation en toiture sur bâtiment existant relève, elle, de la déclaration préalable (article R. 421-17).
Face à un fournisseur d'énergie défaillant (facturation abusive, coupure injustifiée, non-respect des conditions contractuelles), plusieurs recours sont possibles : une réclamation écrite auprès du service client, puis la saisine du médiateur national de l'énergie dont les avis s'imposent aux fournisseurs sous certaines conditions, et enfin un recours judiciaire devant le tribunal judiciaire pour les particuliers ou le tribunal de commerce pour les professionnels. La CRE peut également être saisie pour les manquements réglementaires.
Les producteurs d'énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique) sont soumis à diverses obligations : obtenir les autorisations administratives nécessaires (permis de construire, autorisation d'exploiter), se raccorder au réseau public selon les conditions fixées par Enedis ou RTE, respecter les conditions d'achat ou de complément de rémunération fixées par arrêté ministériel, et déclarer leur production à la CRE. Ils peuvent bénéficier de mécanismes de soutien public (obligation d'achat, appels d'offres).
Une concession de distribution d'énergie est un contrat par lequel une autorité concédante (commune ou syndicat d'énergie) délègue à un opérateur (Enedis pour l'électricité, GRTgaz pour le gaz) la gestion et l'exploitation des réseaux de distribution. Ces concessions sont encadrées par le code de l'énergie et font l'objet d'un cahier des charges type défini par décret. La durée est généralement de 30 ans et le contrôle du concessionnaire appartient à l'autorité concédante.

Sécurisez vos projets énergétiques et d’infrastructures grâce à un avocat spécialisé : conseil, contrats et gestion des risques.