Accueil
Nous utilisons des Cookies pour mesurer l'audience de notre site internet. Vous pouvez vous opposer aux traitements basés sur l'intérêt légitime à tout moment en cliquant sur 'Refuser'. Pour plus d'informations : Politique de confidentialité

Projet immobilier à Marseille / Aix-en-Provence ? Faites-vous accompagner par NOVLAW

Vue aérienne d'un port avec des yachts et des bateaux amarrés, entouré de bâtiments anciens aux toits en tuiles rouges.
Sommaire
Nos spécialistes
Laurent Bidault
Laurent Bidault

Avocat Permis de Construire et droit de l’urbanisme Marseille / Aix-en-Provence (13)

Construire à Marseille, Aix-en-Provence ou sur la Côte Bleue (Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins) est un défi urbanistique majeur. La pression foncière est immense, et les projets sont encadrés par une réglementation complexe : le PLUi d’Aix-Marseille-Provence (AMP), la Loi Littoralomniprésente, et les nombreux PPRN (Plans de Prévention des Risques Naturels), notamment incendie et inondation.

Que vous soyez un promoteur développant une opération dans le périmètre d’Euroméditerranée, un particulier rénovant une bastide dans l’arrière-pays aixois, ou un investisseur sur la côte, un refus de permis de construire ou un recours de tiers peut bloquer votre projet.

L’expertise d’un avocat est indispensable. Maître Laurent Bidault et son équipe mettent leur connaissance pointue du droit de l’urbanisme au service de vos projets dans les Bouches-du-Rhône.

Laurent Bidault, votre avocat expert en Droit de l’Urbanisme à Marseille

Intervenir à Marseille ou Aix exige une maîtrise parfaite des spécificités locales. L’enjeu n’est pas seulement le PLUi, mais sa confrontation permanente avec les servitudes de protection (Parc National des Calanques, Loi Littoral, sites classés).

Maître Laurent Bidault analyse la faisabilité de votre projet et défend vos intérêts face à l’administration (Mairie de Marseille, Métropole AMP) ou devant le Tribunal administratif de Marseille, voire le Tribunal administratif de Toulon.

Son approche est directe : anticiper les conflits, sécuriser vos droits.

‍

{{cta-inject-1}}

Défendre, contester, sécuriser : Nos interventions en Provence

NOVLAW AVOCATS vous accompagne à chaque étape de votre projet et de l’obtention de votre autorisation d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable).

En savoir plus sur le permis de construire et la déclaration préalable de travaux.

Contester un refus de permis de construire ou une opposition

Vous recevez un refus de la part de la Mairie d’Aix-en-Provence ou de celle de Marseille par exemple ? L’administration bloque votre projet au motif d’une mauvaise insertion paysagère, d’un risque pour la sécurité, ou encore d’une violation de la Loi Littoral ?

L’administration retarde le projet en raison de demandes de pièces répétées que vous estimez injustifiées ? (Voir notre article : Permis de construire : Demande illégale de pièces complémentaires, c’est tout ou rien !)

Un refus ou cette situation n’est jamais une fatalité.

Me Bidault analyse la légalité de la décision (vice de forme, erreur d’appréciation) et engage un recours gracieux ou un recours contentieux devant le tribunal administratif pour en obtenir l’annulation

Défendre votre permis de construire face au recours d’un tiers

Votre permis est accordé, mais une association de défense de l’environnement par exemple ou un voisin attaque votre autorisation. Ce recours paralyse le projet et souvent les financements associés.

Nous agissons rapidement pour :

  1. Analyser la recevabilité de l’action : Le voisin a-t-il un intérêt à agir ? Le recours est-il notifié dans les temps ? L’objet social de l’association lui permet-elle de s’opposer au projet ?
  2. Défendre « au fond » l’autorisation : Nous démontrons la conformité du permis de construire au regard des règles d’urbanisme applicables au projet.
  3. Action contre les recours abusifs : Fréquents dans les zones à forte valeur, nous n’hésitons pas à demander des dommages et intérêts pour compenser votre préjudice.

Audit et sécurisation de votre projet en amont

Ne subissez pas le contentieux résultant d’un refus de la part de la mairie ou du recours formé par un tiers.

Nous pouvons procéder à audit juridique préalable de votre projet avant le dépôt de la demande d’autorisation. Cette analyse permet de sécuriser le dossier contre les éventuelles critiques des services instructeurs et de réduire drastiquement le risque de recours.

Régularisation de travaux et contentieux de l’infraction

Vous avez réalisé des travaux sans permis (piscine, extension) ? Vous êtes visé par un procès-verbal d’infraction ? Nous gérons votre défense pénale et cherchons les solutions de régularisation pour éviter la démolition.

Une expertise opérationnelle pour les projets complexes des Bouches-du-Rhône

Le cabinet adapte sa stratégie aux enjeux spécifiques du territoire Marseille-Aix.

Projets soumis à la Loi Littoral (Côte Bleue, Marseille)

C’est le contentieux majeur de la région Provence Alpes Côte d’Azur (PACA) et du département des Bouches-du-Rhône en particulier. Nous défendons les porteurs de projets de construction ou de rénovation de villas ou d’établissements hôteliers et de loisir sur la côte.

Projets en zone à risque (PPRN Incendie / Inondation)

L’arrière-pays aixois (Sainte-Victoire) et les collines de Marseille sont très exposés au risque feu de forêt (PPRif). L’administration refuse souvent des permis pour ce motif. Nous contestons ces refus en vérifiant la légalité du PPRN et en démontrant la suffisance des mesures de protection (accès, débroussaillage) prévues dans votre projet.

Rénovation de Bastides et patrimoine (Pays d’Aix)

La rénovation d’une bastide provençale ou d’un mas implique souvent un changement de destination (ex: hôtel, chambres d’hôtes) et la confrontation avec l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Nous défendons vos projets (piscines, extensions) face à des avis d’ABF parfois excessifs ou infondés.

Projets industriels (Fos-sur-Mer), logistiques et infrastructures (GPMM)

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) et la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer / Étang de Berre sont des poumons économiques, mais aussi des zones juridiquement complexes.

Nous assistons les industriels et les logisticiens pour l’obtention de leurs permis de construire, souvent liés à des autorisations ICPE (Installations Classées) et contraints par des PPRT (Plans de Prévention des Risques Technologiques).

Nous défendons les projets d’entrepôts logistiques (ex: Miramas, Rognac), de sites industriels ou d’infrastructures d’énergie (photovoltaïque, hydrogène) face aux refus administratifs ou aux recours d’associations.

En savoir plus sur les règles applicables à un projet d’implantation industrielle en France

En savoir plus sur la réglementation applicable à l’implantation des installations photovoltaïques (panneaux solaires)

Une intervention sur Marseille, Aix, et tout le 13

Maître Laurent Bidault et son équipe interviennent sur l’ensemble de la métropole Aix-Marseille-Provence, incluant Aubagne, Martigues, Salon-de-Provence, et l’ensemble du département des Bouches-du-Rhône (13), ainsi que dans le Var (83) et le Vaucluse (84) limitrophes.

permis de construire novlaw lille

Contactez Maître Laurent Bidault – Avocat Urbanisme Marseille

Votre projet immobilier est trop important pour être compromis par un aléa juridique ou par un aléa judiciaire.

Que vous fassiez face à un refus, à un recours de voisin, ou que vous souhaitiez simplement sécuriser votre demande de permis de construire à Marseille, à Aix-en-Provence ou dans les Bouches-du-Rhône, contactez le cabinet pour une première analyse de votre dossier.

Ils ont fait appel à NOVLAW avocats

Chargement…
Questions fréquentes
en
Permis de construire

Comment contester un refus de délivrance de permis de construire ?

Le refus doit être contesté devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de rejet. Lorsque cette décision ne mentionne pas les voies et délais de recours, ce délai est remplacé par le délai raisonnable d'un an dégagé par le Conseil d'État, courant à compter de la date à laquelle le destinataire a eu connaissance de la décision (CE, Assemblée, 13 juillet 2016, Czabaj, n° 387763 ; CE, 9 novembre 2018, n° 409872). La contestation prend la forme d'un recours pour excès de pouvoir. Un recours gracieux auprès du maire reste possible, mais dans un délai réduit à un mois et, pour les décisions intervenues à compter du 28 novembre 2025, sans effet prorogateur du délai de recours contentieux (article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme, issu de la loi de simplification du droit de l'urbanisme du 26 novembre 2025). Il ne dispense donc pas de saisir le juge dans les deux mois : la voie amiable ne se sécurise qu'en formant les deux recours en parallèle. Si le juge annule le refus, il peut, à la demande du pétitionnaire, enjoindre à la commune de réexaminer la demande et, lorsque le projet est conforme aux règles d'urbanisme, de délivrer le permis de construire.

Comment obtenir la suspension de la réalisation des travaux ?

Il faut savoir qu’un recours contre un permis de construire ne suspend pas les travaux. Les travaux de construction peuvent donc se poursuivre pendant toute la durée du recours. Afin de suspendre les travaux jusqu’à ce que le juge administratif se prononce sur le litige, il est possible d’ancien un référé suspension devant le tribunal administratif, afin de demander au juge des référés qu’il suspende l’exécution des travaux. Pour que le référé suspension soit recevable, trois conditions doivent être établies et démontrées : • Une requête au fond en annulation doit avoir déjà été déposée au Tribunal ; • Il doit y avoir urgence à suspendre le permis de construire ; • Il doit exister un doute sérieux sur la légalité du permis de construire.

Comment faire un recours contentieux devant le juge administratif contre un permis de construire ?

Un permis de construire peut également être contesté directement devant le tribunal administratif, dans un délai de 2 mois suivant la date d’affichage du permis de construire. Attention, ici encore, le recours doit informer le titulaire du permis de construire de son recours, dans un délai de 15 jours francs à compter de la date de dépôt du recours au Tribunal, par lettre recommandée avec accusé de réception, en lui communiquant une copie intégrale du recours. À défaut, le recours est irrecevable. Il faut souligner que ce recours ne pourra être fondé que sur le non-respect des règles d’urbanisme notamment et non sur les préjudices éventuellement subis par le tiers, tels que la perte d’ensoleillement ou la perte de vue. Notons que la décision accordant un permis de construire pourra également être contestée par le préfet via un déféré préfectoral, si ce dernier estime que la décision est illégale. Le préfet dispose d’un délai de deux mois après sa notification de la décision de délivrance (article L.2131-6 Code général des collectivités territoriales). Enfin, la mairie elle-peut même retirer sa décision, si cette dernière était illégale (notamment si le demandeur a obtenu le permis de construire par fraude), dans un délai de trois mois suivant l’octroi du permis (article L.424-5 Code de l’urbanisme).

Comment faire un recours gracieux contre un permis de construire ?

Le recours gracieux reste possible, mais son régime a changé. Depuis la loi de simplification du droit de l'urbanisme du 26 novembre 2025, codifiée à l'article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme, il doit être formé dans un délai d'un mois — et non plus deux — à compter de la notification ou du premier jour d'affichage de la décision. L'autorité compétente conserve deux mois pour y répondre. Surtout, ce recours ne proroge plus le délai de recours contentieux pour les décisions intervenues à compter du 28 novembre 2025. Le délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif continue de courir pendant l'examen du recours gracieux : attendre la réponse du maire expose donc à être forclos avant même de l'avoir reçue. En pratique, il faut soit saisir directement le juge administratif, soit former les deux recours simultanément, afin de préserver la voie amiable sans perdre le bénéfice du recours contentieux. Le recours gracieux doit par ailleurs être notifié au titulaire du permis dans les quinze jours francs de son dépôt, par lettre recommandée avec accusé de réception et copie intégrale du recours, à peine d'irrecevabilité. Pour les décisions antérieures au 28 novembre 2025, l'effet prorogateur demeure.

Quel est le délai de recours contre un permis de construire ?

Les tiers peuvent contester le permis de construire dans un délai de 2 mois à compter du premier jour d’affichage du permis de construire ou de l’autorisation préalable de travaux Article R.600-2 Code de l’urbanisme Attention, ce délai ne commence à courir que si le permis de construire a été affiché dans les règles (panneau d’affichage visible, pendant une durée de 2 mois continue). Dans le cas contraire, le délai de recours contre le permis de construire est de six mois à compter de l’achèvement des travaux. Ce délai vaut également concernant le permis de construire modificatif.

Qui peut contester un permis de construire ?

La décision de délivrance d’un permis de construire (en l’occurrence un arrêté du maire) – ou la délivrance d’une déclaration préalable de travaux – peut être contestée par les tiers (voisins notamment). Le tiers au permis de construire doit avoir un intérêt à agir contre la décision de délivrance. Le permis de construire doit affecter directement les conditions d’occupation, les conditions d’utilisation ou les conditions de jouissance de ses propres biens (article L.600-1-2 Code de l’urbanisme). Ainsi, le propriétaire d’un terrain voisin du lieu d’implantation de la construction autorisé à un intérêt à contester la légalité du permis de construire. Le fait que le propriétaire du terrain voisin ou de la maison voisine du projet, habite effectivement ou non celui-ci, n’a pas d’influence sur son intérêt à agir. La seule qualité d’habitant de la commune où est situé un projet ne suffit pas à donner un intérêt à agir contre le permis de construire. En tout état de cause, il appartient au tiers de démonstration, pièces à l’appui qu’il a effectivement un intérêt à agir à la rencontre du permis de construire. Par exemple, le Conseil d’État a pu considérer qu’une personne, entendant agir comme propriétaire d’un bien voisin d’un projet, qui ne fait état ni d’un acte de propriété, ni d’une promesse de vente, ni d’un contrat préliminaire, ne justifie pas d’un janvier de nature à lui donner qualité pour demander l’annulation d’une autorisation d’urbanisme, sauf à ce qu’elle puisse sérieusement revendiquer la propriété de ce bien devant le juge compétent ( CE[, 25 2023, n° 445937 )](https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2023-01-25/445937). Cet intérêt à agir s’apprécie à la date d’affichage en mairie de la demande du pétitionnaire, sauf si le préavis justifie de circonstances particulières (article L. 600-1-3 du code de l’urbanisme). Le Conseil d’État a notamment rappelé ce point dans un arrêt du 21 septembre 2021 ( CE[, 21 septembre 2022, Société Maison Camp David, n°461113 )](https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000046320992?init=true&page=1&query=&searchField=ALL&tab_selection=cetat). Qui sont les tiers pouvant contester un permis de construire ? Les tiers sont généralement les voisins ou les riverains de l’opération de construction ; cela peut être également un contribuable de la commune (sous certaines conditions) ou encore une association de protection de l’environnement, par exemple qui souhaiterait s’opposer à la construction d’un ouvrage qui porterait atteinte à l’environnement. Attention, une association n’aura un intérêt à agir contre une décision relative à l’occupation ou à l’utilisation des sols que si le dépôt de ses statuts en préfecture est intervenu au moins un an avant l’affichage en mairie de la demande du pétitionnaire (article L. 600-1-1 du code de l’urbanisme).

Comment doit-être affiché un permis de construire ?

L’affichage du permis de construire est une obligation légale qui incombe au bénéficiaire du permis. Il doit être affiché à deux endroits : en mairie et surtout sur le terrain. L’affichage du permis de construire devant le terrain doit être effectué dès la délivrance de l’arrêté accordant le permis de construire ou dès l’obtention tacite du permis. Le panneau doit rester affiché pendant toute la durée des travaux. Le panneau doit être visible de la voie publique et comporter certaines informations obligatoires : • Le nom du bénéficiaire du permis, • La raison sociale ou dénomination sociale (si le bénéficiaire est une entreprise), • La date de délivrance et le numéro du permis • La nature du projet et de la superficie • L’adresse de la mairie où le dossier peut être consulté • Les voies et délais de recours.

Est-il possible de modifier un permis de construire ?

Oui, par l’intermédiaire d’un permis de construire modificatif. Il est possible d’obtenir un permis de construire modificatif si le permis de construire initial est en cours de validité et que l’achèvement des travaux n’a pas encore été déclaré en mairie. Néanmoins, les modifications proposées ne pourront être que minimes puisqu’il ne s’agit pas d’un nouveau permis de construire. Pourront notamment être modifiés à la marge, l’aspect extérieur, l’emprise au sol de la construction ou encore la surface de plancher de l’ouvrage. Le permis de construire modificatif n’a pas d’effet sur la durée de validité du permis de construire initial. La procédure pour demander un permis de construire modificatif est la même que pour le permis de construire initial, c’est-à-dire au moyen d’une lettre recommandée adressée à la mairie ou un dépôt directement en mairie. Durant l’instruction de la demande de permis de construire modificatif, le service instructeur ne pourra pas remettre en cause le permis de construire initial et devra appliquer les règles d’urbanisme qui étaient en vigueur à la date de délivrance de ce dernier. Le délai d’instruction de la demande est de 2 mois pour les maisons individuelles et de 3 mois pour les autres constructions. Suite à la délivrance du permis de construire modificatif, ce dernier devra être affiché sur le terrain, dans les mêmes conditions que le permis de construire initial, pour une durée continue de 2 mois. Dans le cas où un tiers souhaiterait effectuer un recours contre le permis de construire modificatif, ce dernier ne pourra contester que les modifications apportées par le permis de construire modificatif, et non les éléments inclus dans le permis de construire initial.

Quelle est la durée de validité du permis de construire ?

Le permis de construire est valide pour une durée de base de 3 ans. Il est impératif que les travaux débutent pendant ce délai et qu’ils ne soient pas interrompus plus d’une année sans quoi le permis serait caduc (article R.424-17 Code de l’urbanisme). Il est néanmoins possible de prolonger la durée de validité du permis d’une année à deux reprises maximum (article R.424-21 Code de l’urbanisme). La demande de prolongation devra être adressée à la mairie par lettre recommandée en deux exemplaires, au moins 2 mois avant la caducité du permis (article R.424-22 Code de l’urbanisme). La mairie dispose d’un délai de 2 mois pour répondre à cette demande, en cas de silence de la mairie, la prolongation du délai sera acceptée tacitement (article R.424-23 Code de l’urbanisme).

Un permis de construire peut-il être tacite ?

Oui, un permis de construire peut être tacite, si à l’issue du délai d’instruction, l’autorité compétente ne s’est pas prononcée sur la demande.

Peut-on modifier un projet pendant la phase d’instruction de la demande de permis de construire ?

Oui, il est possible de modifier un projet pendant la phase d’instruction de la demande de permis de construire. Cette demande de modification doit intervenir avant l’intervention d’une décision expresse ou tacite et les modifications ne doivent pas changer la nature du projet ( CE[, 1er décembre 2023, commune de Gorbio, n°448905 )](https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2023-12-01/448905). Dans le cas où les modifications changent la nature du projet, la demande de permis de construire est considérée comme nouvelle et se substitue à la demande initiale.

Le recours à un architecte est-il obligatoire dans le cadre d’une demande de permis de construire ?

Dans le cadre d’une demande de permis de construire, le recours à un architecte est obligatoire : • pour les constructions nouvelles ; • pour les particuliers, les travaux d’agrandissement de constructions dépassent 150 m2 (article L.431-1 Code de l’urbanisme). Quel est le délai d’instruction et de délivrance du dossier de permis de construire ? Pour les maisons individuelles et ses annexes, le délai d’instruction est de 2 mois à compter du dépôt de la demande. Ce délai est de 3 mois à compter du dépôt de la demande pour les autres ouvrages. En absence de réponse de la commune (ou de l’intercommunalité ou de l’EPCI) dans le délai de 2 mois, le permis de construire est réputé avoir été accepté de manière tacite (article R.424-1 Code de l’urbanisme).

Demande de permis de construire : Combien d’exemplaires ?

Le dossier de demande de permis de construire doit être transmis en 4 exemplaires. Les formulaires Cerfa sont donc à déposer en 4 exemplaires et les pièces et documents à joindre sont également à déposer en 4 exemplaires. Le dossier doit être précisé à la mairie par lettre recommandée avec accusé de réception ou être déposé en mairie contre la remise d’un récépissé (article R.423-1, R.423-2 et article R.431-2 Code de l’urbanisme). Après réception la Mairie délivre un récépissé mentionnant la date de début des travaux. Le dossier est ensuite affiché dans les 15 jours suivant le dépôt. À noter que l’article 62 de la loi ELAN du 23 novembre 2018 prévoit l’obligation pour les communes de plus de 3.500 habitants de permettre le dépôt et l’instruction des dossiers de manière dématérialisée d’ici le 1er janvier 2022. Dans ce cadre, signalons plusieurs initiatives pour développer des maquettes numériques BIM des ouvrages, comme celle initiée par le Plan BIM 2022. Produire une maquette numérique BIM de l’ouvrage projeté dans le cadre d’une demande de permis de construire permettra ainsi de faciliter et fluidifier l’instruction de celle-ci.

Quelles sont les pièces à communiquer avec un dossier de demande du permis de construire ?

Le dossier de demande de permis de construire doit comporter un certain nombre de pièces dont la liste est fixée par les dispositions du code de l’urbanisme (articles A.431-4 et A.431-5 Code de l’urbanisme) : • Formulaire Cerfa n°13406*07 pour une maison individuelle et/ou ses annexes ; • ou le formulaire Cerfa n°13409*04 pour les autres constructions ; • Le plan de situation du terrain (qui permet de connaître la situation du terrain et les règles d’urbanisme applicables) ; • Le plan de masse de la construction (qui comprend une présentation du projet, son échelle, sa direction ; il doit faire apparaître les ouvrages existants et ceux à construire avec leurs dimensions et leurs emplacements exacts, les arbres à planter ou existants, ou encore les réseaux…) ; • Le plan de coupe du terrain et de la construction (c’est-à-dire le profil du terrain avant et après travaux, et avant et après l’implantation de la construction) ; • La notice décrivant le terrain et présentant le projet ; • Les plans des façades et des toitures projetées ; • Le document graphique permettant d’apprécier l’implantation du projet dans son environnement ; • Les photographies situant le projet dans son environnement proche et lointain.

Qui est en charge de délivrer un permis de construire ?

Il faut distinguer le cas des communes disposant d’un plan local d’urbanisme (PLU) ou document d’urbanisme équivalent (Carte communale) et celle des communes ne disposant d’aucun document d’urbanisme. Dans le premier cas, la décision finale de délivrance du permis revient au maire de la commune ou au président de l’intercommunalité si la compétence lui a été déléguée (PLUi), tandis que dans le second elle reviendra au préfet. Dans tous les cas, la demande de permis de construire sera instruite dans les mêmes conditions et sera transmise pour avis aux personnes suivantes : • Le préfet (si c’est le maire qui prend la décision) dont l’avis est contraignant dans les cas suivants : ◦ Si la construction se trouve sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d’urbanisme ou un document d’urbanisme en locataire lieu ; ◦ Si la construction se trouve dans un périmètre où des mesures de sauvegarde prévues par l’article L. 111-7 du Code de l’urbanisme peuvent être appliquées, lorsque ce périmètre a été institué à l’initiative d’une personne autre que la commune. • Les divers syndicats de gestion des réseaux d’eau, des réseaux d’électricité et des réseaux de gaz, dont l’avis n’est pas contraignant, • Les Architectes des Bâtiments de France si le projet se trouve être un site classé, un site inscrit, un site patrimonial remarquable, ou situé aux abords d’un site patrimonial remarquable. Leurs avis sont contraignants, sauf pour les constructions dans le périmètre d’un site classé et dans les abords des monuments historiques lorsqu’il n’y a pas de co-visibilité. Enfin, le dossier de demande de permis de construire est transmis à la sous-préfecture pour simple information.

Dans quel cas le permis de construire est-il obligatoire ?

Il convient de distinguer les règles entourant les constructions nouvelles et les travaux sur des constructions existantes. Concernant les constructions nouvelles, l’article [R* 421-1](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031764636) du Code de l’urbanisme pose le principe suivant : « Les constructions nouvelles doivent être précédées de la délivrance d’un permis de construire ». Ce principe est tempéré par une longue liste d’exceptions prévue aux articles R. 421-2 à R. 421-12 du Code de l’urbanisme. Concernant les travaux sur des constructions existantes, l’article R.421-13 du Code de l’urbanisme pose le principe inverse : « Les travaux exécutés sur des constructions existantes sont dispensés de toute formalité au titre du code de l’urbanisme ». Là encore, ce principe est tempéré par une liste d’exceptions prévue aux articles R.421-14 à R.421-17 du Code de l’urbanisme. On peut tout de même établir une règle générale qui est que le permis de construire sera obligatoire pour les travaux visant : La création d’une surface de plancher ou d’une entreprise au sol supérieur à 20m2, sauf en zone urbaine (identifiée sur le plan local d’urbanisme) où la limite sera de 40m2. La modification d’une structure porteuse d’un bâtiment ou de la façade d’un bâtiment. Il est important de consulter le plan local d’urbanisme (PLU) de sa commune ou de l’intercommunalité (PLUi) afin d’identifier la zone dans laquelle se trouve la construction et donc les éventuelles particularités et restrictions attenantes. Il faut préciser que, bien que contraignante, l’obligation de permis de construire se doit d’être respectée. Les contrevenants peuvent en effet s’exposer à la destruction de l’ouvrage illégalement construit, sur ordre du maire, du préfet ou du juge judiciaire (Article L480-14 Code de l’urbanisme) ainsi qu’à une amende pouvant aller jusqu’à 6.000 euros par mètre carré construit illégalement (Article L.480-4 Code de l’urbanisme).

Qu’est-ce qu’un permis de construire ?

Le permis de construire est une autorisation administrative obligatoire pour la réalisation de certains travaux de construction ou d’agrandissement. Le principe est en effet le suivant : Les constructions, même ne comportant pas de fondations, doivent être précédées de la délivrance d’un permis de construire. Naturellement, certaines constructions de faible ampleur ou importance ou installations, un permis de construire ne sera pas obligatoirement exigé. Le permis de construire immobilier pourra donc être obligatoire pour construire, démolir ou modifier un ouvrage, quel que soit la nature du propriétaire (promoteur, société, particulier, personne publique) et la nature de l’ouvrage (maison individuelle, immeuble d’habitation, immeuble de bureaux, piscine, antenne relais). Avoir une bonne connaissance du régime juridique du permis de construire est donc un prérequis avant de se lancer dans des travaux importants

Permis de construire ou déclaration préalable : comment savoir lequel est nécessaire ?

Le choix dépend principalement de la nature et de l'ampleur des travaux. La déclaration préalable suffit pour les petites constructions (entre 5 et 20 m² de surface, jusqu'à 40 m² en zone urbaine couverte par un PLU), les modifications d'aspect extérieur, les changements de destination sans travaux structurels, ou la construction de clôtures dans certains secteurs. Le permis de construire est exigé au-delà de ces seuils, ainsi que pour toute construction nouvelle d'importance, et pour les travaux modifiant la structure porteuse ou la façade d'un bâtiment combinés à un changement de destination.

Quelle est la durée de validité d'un permis de construire ?

Un permis de construire est valable 3 ans à compter de sa notification. Pendant cette période, le bénéficiaire doit avoir entrepris les travaux de manière effective et continue. Si les travaux n'ont pas commencé dans ce délai, ou s'ils sont interrompus pendant plus d'un an, le permis devient caduc. Il est toutefois possible de demander deux prorogations successives d'un an chacune, à condition d'en faire la demande au moins 2 mois avant l'expiration et que les règles d'urbanisme n'aient pas changé entre-temps.

Quel est le délai d'instruction d'une demande de permis de construire ?

Le délai d'instruction est en principe de 2 mois pour une maison individuelle et de 3 mois pour les autres projets (immeubles collectifs, bâtiments commerciaux, etc.). Ce délai démarre à la réception d'un dossier complet par la mairie. Il peut être prolongé dans certains cas, notamment si le projet est situé dans un secteur protégé (abords d'un monument historique, site classé) ou nécessite la consultation d'un service extérieur. Au terme du délai, l'absence de réponse de l'administration vaut accord tacite.

Un projet ou un litige, contactez-nous

Chaque situation mérite une analyse claire et pragmatique. Le cabinet Novlaw vous accompagne pour sécuriser vos décisions, anticiper les risques et défendre vos intérêts.