

Vous souhaitez vendre ou reprendre une agence immobilière ? La cession d'un fonds de commerce d'agence immobilière nécessite de traiter à la fois les enjeux classiques d'une cession de fonds — prix, bail commercial, salariés, clientèle, contrats — et les contraintes propres à une activité réglementée : carte professionnelle T, habilitation des négociateurs, mandats en cours et, le cas échéant, garantie financière et fonds détenus pour le compte de tiers.
Novlaw Avocats accompagne les dirigeants d'agences immobilières, réseaux, acquéreurs et investisseurs dans la préparation, la négociation et la réalisation de leurs opérations de cession ou d'acquisition partout en France.
Notre objectif : anticiper les difficultés susceptibles de retarder ou de fragiliser la transaction et sécuriser la continuité de l'activité après la cession.
Une agence immobilière n'est pas un fonds de commerce comme les autres.
Son activité de transaction est soumise à la loi Hoguet et suppose notamment la détention d'une carte professionnelle portant la mention « Transaction sur immeubles et fonds de commerce », dite carte T.
Or, la cession du fonds de commerce n'emporte pas automatiquement transfert au repreneur de l'ensemble des conditions permettant l'exercice de l'activité.
Avant de signer, plusieurs questions doivent donc être anticipées :
Ces sujets doivent être identifiés suffisamment tôt pour être intégrés à l'audit, à la négociation et aux conditions de réalisation de la cession.
Pour le dirigeant qui souhaite céder son agence, la préparation du dossier est déterminante.
Avant même l'entrée en négociation avec un acquéreur, il peut être utile d'identifier les éléments susceptibles d'avoir un impact sur la valeur du fonds ou sur le calendrier de la transaction :
Bail commercial. Durée restante, destination, loyer, charges, travaux, clauses relatives à la cession et éventuel agrément du bailleur doivent être examinés.
Mandats en cours. Le portefeuille de mandats constitue souvent une composante essentielle de l'activité de l'agence. Leur inventaire permet d'identifier les opérations en cours et les commissions susceptibles d'être générées avant ou après la cession.
Équipe. La situation des salariés, négociateurs et collaborateurs habilités doit être anticipée, tant au regard du droit du travail que des exigences propres à l'activité immobilière.
Carte professionnelle et habilitations. La continuité réglementaire de l'activité après la cession doit être organisée avec le repreneur.
Garantie financière et fonds de tiers. Lorsque l'agence manipule des fonds pour le compte de ses clients, leur situation doit être précisément arrêtée avant la réalisation de l'opération.
Novlaw accompagne le cédant dans la préparation juridique du fonds avant sa mise en vente, afin de faciliter la négociation avec l'acquéreur et de limiter les difficultés au moment de la signature.
Pour l'acquéreur, l'objectif est différent : il s'agit de savoir précisément ce qui est acheté, dans quelles conditions et avec quels risques.
L'audit juridique permet notamment d'examiner :
Les conclusions de cet audit permettent ensuite de négocier le prix, les garanties du vendeur et les conditions suspensives nécessaires à la sécurisation de l'acquisition.
La carte professionnelle T ne constitue pas un élément du fonds de commerce transmissible à l'acquéreur.
La reprise d'une agence immobilière suppose donc d'anticiper la situation réglementaire du futur exploitant afin que l'activité puisse se poursuivre dans des conditions régulières après la cession.
Cette question doit être traitée suffisamment tôt dans le calendrier de l'opération. Lorsque cela est nécessaire, l'obtention de la carte professionnelle ou la réalisation de certaines démarches réglementaires peut notamment être intégrée aux conditions de réalisation de la cession.
Novlaw analyse avec le cédant et le repreneur les démarches à accomplir et leur articulation avec le calendrier contractuel de l'opération.
Pour de nombreuses agences, la valeur économique du fonds repose largement sur le portefeuille de mandats et les transactions en cours.
Il est donc indispensable d'établir un inventaire précis avant la cession.
La cession du fonds ne doit pas conduire à considérer que tous les mandats pourront automatiquement être poursuivis par le nouvel exploitant. Leur situation doit être examinée au regard de leurs stipulations et de l'organisation retenue pour la reprise.
L'acte de cession doit également déterminer le traitement des commissions liées aux opérations en cours : commissions déjà acquises, dossiers dont la vente n'est pas encore réalisée et opérations susceptibles d'aboutir après le changement d'exploitant.
Une rédaction précise permet de réduire le risque de litige entre vendeur et acquéreur après la cession — un contentieux que le cabinet connaît également du côté du recouvrement des honoraires d'agence immobilière.
Les collaborateurs habilités à négocier, s'entremettre ou s'engager pour le compte du titulaire de la carte professionnelle doivent disposer des attestations nécessaires à leur activité.
Lors d'un changement d'exploitant, la situation de chaque négociateur doit donc être examinée afin d'organiser, lorsque cela est nécessaire, l'établissement des nouvelles attestations permettant la poursuite de son activité.
Cette question doit être coordonnée avec le traitement des contrats de travail lorsque les salariés attachés au fonds sont transférés au repreneur.
Certaines agences immobilières reçoivent ou détiennent des fonds pour le compte de tiers.
Dans cette situation, la cession nécessite une analyse spécifique de la garantie financière, des sommes détenues et des modalités de leur traitement au moment du changement d'exploitant.
L'objectif est d'éviter qu'une difficulté réglementaire ou opérationnelle liée aux fonds détenus ne perturbe la réalisation de la cession ou la continuité de l'activité.
Novlaw peut intervenir de la préparation du projet jusqu'à la réalisation définitive de la cession.
Selon les besoins de l'opération, notre accompagnement comprend notamment :
Un interlocuteur accompagne ainsi l'opération depuis les premières négociations jusqu'à sa réalisation.
La cession d'une agence immobilière se situe au croisement du droit des affaires, du droit des baux commerciaux et de la réglementation des professions immobilières.
Novlaw accompagne régulièrement les entrepreneurs dans leurs opérations de cession et d'acquisition de fonds de commerce, notamment lorsqu'elles concernent des activités soumises à une réglementation spécifique, comme il le fait pour le bureau de tabac, l'auto-école ou la discothèque et le bar de nuit.
Cette expérience permet d'aborder la transaction non seulement sous l'angle de la rédaction de l'acte, mais également sous celui de sa faisabilité opérationnelle, de son calendrier et des risques identifiés lors de l'audit.
Maître Baptiste Robelin, avocat associé fondateur de Novlaw Avocats, accompagne les cédants, acquéreurs et investisseurs dans leurs projets de cession et d'acquisition d'agences immobilières partout en France.
Oui. Le fonds de commerce d'une agence immobilière peut faire l'objet d'une cession. L'opération doit toutefois tenir compte des règles particulières applicables à l'exercice de l'activité immobilière et notamment de la situation de la carte professionnelle, des collaborateurs habilités, des mandats et, le cas échéant, de la garantie financière.
Non. La carte professionnelle ne constitue pas un élément du fonds de commerce transmissible à l'acquéreur. La situation réglementaire du futur exploitant doit donc être anticipée avant la reprise effective de l'activité.
Leur situation doit être analysée lors de l'audit. La cession du fonds ne doit pas conduire à considérer que l'ensemble des mandats pourra automatiquement être poursuivi par le nouvel exploitant. L'acte doit également organiser le traitement des dossiers et commissions en cours.
Lorsque les conditions prévues par l'article L.1224-1 du Code du travail sont réunies, les contrats de travail attachés à l'activité sont transférés au repreneur. Pour les négociateurs et collaborateurs concernés, leur situation doit également être examinée au regard des habilitations nécessaires à l'exercice de leur activité.
La valorisation dépend notamment de la rentabilité de l'agence, de sa clientèle, de son implantation, de son bail, de son organisation et de son portefeuille d'affaires. L'audit juridique intervient en complément de cette analyse économique afin d'identifier les éléments susceptibles d'affecter la transaction ou les conditions de reprise.
Cela dépend de la situation de l'acquéreur et des caractéristiques du fonds. Le financement de l'acquisition, la situation du bail commercial ou certaines démarches nécessaires à la poursuite de l'activité peuvent notamment conduire à prévoir des conditions suspensives adaptées à l'opération.
Oui. Une cession de fonds de commerce peut souvent nécessiter une intervention rapide, notamment lorsqu'une offre a déjà été signée ou lorsqu'un calendrier de vente est imposé par les parties ou la banque de financement. Le cabinet Novlaw accompagne régulièrement vendeurs et acquéreurs dans des délais contraints et peut intervenir à chaque étape de l'opération, partout en France grâce à la signature électronique des actes. Un premier rendez-vous permet généralement d'identifier rapidement les enjeux et de mettre en place un calendrier adapté à la transaction.
Les honoraires d'un avocat en cession de fonds de commerce varient selon la complexité du dossier, le montant de la transaction et l'étendue de la mission confiée. Certains avocats proposent un forfait couvrant l'ensemble de l'opération (audit, négociation, promesse de vente, acte définitif et formalités), tandis que d'autres interviennent au temps passé. Un devis préalable permet de connaître précisément le coût de l'accompagnement avant le démarrage du dossier.
Aucune disposition légale n'impose une répartition particulière des honoraires d'avocat. En pratique, chaque partie règle généralement les honoraires de son propre conseil. Il est toutefois fréquent que les parties conviennent d'une répartition différente dans le cadre des négociations. Cette question est souvent abordée dès les premiers échanges et peut être intégrée à la lettre d'intention ou à la promesse de vente.
Le coût d'une cession de fonds de commerce dépend de nombreux facteurs : valeur du fonds, complexité de l'opération, présence d'un bail commercial, financement bancaire, crédit-vendeur, audits préalables ou encore négociations entre les parties. Outre le prix de vente, il convient d'anticiper les honoraires d'avocat, les éventuels frais d'intermédiaire (agence spécialisée), les droits d'enregistrement et les frais liés aux formalités administratives. Un accompagnement juridique permet d'anticiper ces coûts et de sécuriser l'opération.
Les droits d'enregistrement sont à la charge du cessionnaire et dépendent du prix de cession : jusqu'à 23 000 €, le cessionnaire est exonéré ; entre 23 000 € et 200 000 €, les droits correspondent à 3 % du prix ; au-delà de 200 000 €, ils correspondent à 5 %. Le cessionnaire doit s'acquitter de ces droits dans un délai d'un mois à compter de la date de cession ou de l'entrée en possession du fonds si elle est antérieure.
Les parties peuvent recourir à plusieurs méthodes de valorisation : la méthode dite des barèmes, la valorisation en fonction de la rentabilité du fonds, la méthode par comparaison, ou la méthode de la correction par actif net. Cette étape peut faire l'objet de négociations et il est utile de se faire assister par un professionnel maîtrisant ces différentes méthodes.
Une cession de fonds de commerce se déroule en plusieurs étapes successives : l'évaluation de la valeur du fonds, la rédaction des actes (promesse ou compromis de vente, suivi de l'acte définitif), les formalités postérieures à la promesse (purge du droit de préemption de la commune, notification au bailleur si nécessaire, enregistrement de la promesse en cas de promesse unilatérale), les formalités post-cession qui diffèrent selon que l'on est cédant ou cessionnaire, les publications dans un journal d'annonces légales et au BODACC à l'initiative de l'acquéreur, et enfin la période de solidarité fiscale avec séquestre du prix de cession.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne les professionnels de l’hôtellerie à Paris et partout en France pour l’ouverture d’hôtels, les reprises d’établissements, les négociations de baux et les créations de sociétés.
Les coûts juridiques dépendent notamment de la taille de l’établissement, du bail commercial, des audits à réaliser, des opérations de cession et des formalités administratives.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne régulièrement les acquisitions de fonds de commerce hôteliers, les reprises d’hôtels, les audits juridiques et les négociations de baux.
Le bail commercial constitue souvent l’un des actifs les plus importants de l’exploitation hôtelière. Certaines clauses doivent être négociées avec attention : montant du loyer, répartition des charges, travaux, durée du bail, renouvellement et indemnité d’éviction.
Oui. Les hôtels sont des établissements recevant du public (ERP) et doivent respecter des règles strictes concernant la sécurité incendie, l’accessibilité, l’évacuation et les installations techniques.
Le choix de la structure juridique dépend notamment du nombre d’associés, du montant des investissements, du mode de financement, de la stratégie de développement et de la fiscalité recherchée. Dans le secteur hôtelier, les structures les plus utilisées sont généralement la SAS, la SARL, la SASU, l’EURL ainsi que les holdings et SCI dans certains montages.
L’ouverture d’un hôtel implique de nombreuses problématiques juridiques : bail commercial hôtelier, création de société, conformité ERP, droit du travail, réglementation touristique, contrats fournisseurs ou encore autorisations administratives. L’accompagnement d’un avocat permet de sécuriser juridiquement votre projet dès son lancement et d’éviter des difficultés pouvant compromettre l’exploitation de l’établissement.
Le vendeur (cédant) d'un fonds de commerce est tenu à plusieurs obligations : une obligation d'information préalable des salariés si l'entreprise compte moins de 250 salariés ; une obligation de garantie (garantie d'éviction et garantie des vices cachés) ; la remise des documents légaux (bilan des 3 derniers exercices, chiffre d'affaires mensuel, état des dettes) ; et l'obligation de ne pas se réinstaller dans un périmètre concurrençant le cessionnaire si une clause de non-rétablissement a été stipulée.
Si des créanciers du cédant forment une opposition sur le prix de cession du fonds de commerce, le prix reste bloqué entre les mains du séquestre (avocat ou notaire) jusqu'à la mainlevée des oppositions. En cas de désaccord sur le bien-fondé d'une opposition, une procédure judiciaire peut être nécessaire pour en obtenir la mainlevée. L'acquéreur, quant à lui, ne peut pas être inquiété si les formalités légales de publicité ont été correctement effectuées.
Le droit de préemption commercial est un outil à disposition des communes pour lutter contre la dévitalisation des centres villes et assurer le maintien des commerces de proximité. La finalité de ce droit de préemption est donc le maintien ou la réintroduction de la diversité de l'activité économique de proximité.
Non, dans une cession de fonds de commerce, le vendeur ne perçoit pas immédiatement l'intégralité du prix de cession. Il doit patienter jusqu'à l'expiration des délais légaux d'opposition des créanciers (10 jours à compter de la dernière publication légale). Durant cette période, le prix est séquestré par l'avocat ou le notaire. Ce n'est qu'à l'issue de cette période, et si aucune opposition valable n'a été formée, que le prix peut être remis au vendeur.

Que vous soyez cédant, acquéreur ou investisseur, il est préférable d'identifier les contraintes juridiques et réglementaires de l'opération avant de prendre des engagements définitifs. Novlaw Avocats vous accompagne dans l'audit, la négociation, la rédaction et la réalisation de la cession de votre agence immobilière.