

Les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver des Alpes françaises 2030 ouvrent le plus grand programme d'achat public engagé en France depuis Paris 2024 : environ 2,4 milliards d'euros d'achats cumulés annoncés, une quarantaine d'ouvrages pérennes à livrer avant le 1er février 2030, et des consultations qui s'échelonnent de 2026 à 2029. Pour une entreprise, la question n'est pas de savoir si des marchés seront publiés : ils le sont déjà. Elle est de savoir comment y accéder sans être écartée pour un motif de forme.
C'est l'objet du guide que nous publions, Comment répondre aux marchés publics des Jeux d'hiver 2030 : treize pages, gratuites et sans contrepartie, construites pour des TPE et des PME qui n'ont pas de service marchés publics.
Le calendrier est contre-intuitif. Les Jeux ont lieu en 2030, mais les positions se prennent maintenant. La raison tient à la structure des achats : une large part des besoins récurrents et multi-attributaires est verrouillée par des accords-cadres conclus dès 2026 et 2027, souvent pour quatre ans. Une entreprise qui manque l'accord-cadre initial s'interdit mécaniquement de concourir à l'ensemble des marchés subséquents qui en découleront jusqu'en 2030. Ce retard-là ne se rattrape pas en cours de route.
Trois catégories d'acheteurs coexistent, et elles n'achètent ni les mêmes choses ni au même rythme : la SOLIDEO Alpes 2030, établissement public de l'État chargé des ouvrages pérennes ; le COJOP Alpes 2030, personne morale de droit privé qui organise l'événement et dont les achats portent sur les infrastructures temporaires, la restauration, la sécurité privée, la technologie et les prestations intellectuelles ; et les collectivités territoriales et leurs délégataires, pour les opérations connexes — voiries, réseaux, hébergement, aménagements de stations. Une précision qui a son importance : la SOLIDEO comme le COJOP sont soumis au code de la commande publique. Un marché olympique n'est pas un contrat privé négocié de gré à gré.
La loi n° 2026-201 du 20 mars 2026 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2030 a aménagé plusieurs règles de passation pour tenir le calendrier. Deux méritent l'attention des entreprises.
D'abord, la généralisation des marchés globaux de conception-réalisation sur les ouvrages olympiques. Pour les entreprises de second œuvre et pour l'ingénierie, la conséquence est directe : le lot séparé auquel elles candidataient disparaît au profit d'un marché global attribué à un groupement. L'accès passe désormais par la cotraitance ou la sous-traitance, qui se négocient bien avant la remise des offres. Nous avons consacré une analyse distincte à ce point : l'impact de la loi olympique sur le marché de conception-réalisation.
Ensuite, la possibilité d'intégrer certains ouvrages olympiques à une concession de remontées mécaniques par avenant, dans la limite de 50 % du montant initial. Le mécanisme intéresse au premier chef les exploitants de domaines skiables et leurs prestataires. La loi comporte par ailleurs un volet urbanisme substantiel, que nous avons traité dans un panorama des règles applicables.
Le guide suit la chronologie réelle d'une candidature, de la veille à l'exécution du marché. Il tient en sept étapes.
Le carrousel ci-dessous reprend ce parcours en sept vues. Il peut être consulté seul, avant de télécharger le guide.
Les marchés olympiques pondèrent les critères sociaux et environnementaux à hauteur de 20 à 30 % de la note. Ce n'est plus un supplément d'âme : c'est un tiers de l'évaluation, et les engagements pris dans le mémoire technique deviennent contractuels à l'exécution. Une entreprise qui surpromet pour gagner des points s'expose ensuite à des pénalités et à des contrôles renforcés — la chaîne de sous-traitance des marchés olympiques fait l'objet d'une vigilance particulière. Surpromettre coûte aussi cher que sous-estimer.
Le guide reprend chacune de ces étapes, avec les pièges concrets relevés dans nos dossiers, des schémas et une check-list de dépôt. Chaque chapitre renvoie vers une ressource détaillée du site : qui peut candidater à un marché public, les pièces d'un marché public, le groupement d'entreprises ou encore les erreurs qui font perdre un appel d'offres. Il se termine par une check-list « prêt pour 2027 ».
Il ne remplace pas l'analyse d'un dossier de consultation déterminé, et il ne constitue pas une consultation juridique. Les montants et calendriers cités proviennent des documents publiés par les organisateurs à la date d'édition.
Le guide est gratuit. Il est également libre de diffusion : si vous animez un réseau d'entreprises — chambre consulaire, fédération professionnelle, cluster, agence de développement — vous pouvez le relayer auprès de vos adhérents, et nous pouvons l'accompagner d'un webinaire ou d'une intervention, sans frais.
Pour le recevoir ou pour échanger sur une consultation en cours, contactez-nous. Notre équipe accompagne les entreprises candidates et titulaires à chaque étape : avocat en marchés publics, de la lecture du dossier de consultation au suivi de l'exécution.
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