

Votre client ne règle pas votre facture ? Une entreprise principale refuse de payer vos travaux ? Une situation de travaux reste bloquée ?
NOVLAW Avocats accompagne les artisans, entrepreneurs, sous-traitants et entreprises du BTP dans le recouvrement de leurs factures et situations de travaux impayées.
Plombiers, électriciens, menuisiers, peintres, maçons, couvreurs, entreprises de gros œuvre ou de second œuvre : nous intervenons lorsque les relances ne suffisent plus.
Le droit de la construction offre aux entreprises du bâtiment des protections que peu d'artisans utilisent : garantie de paiement, encadrement strict de la retenue de garantie, action directe du sous-traitant contre le maître d'ouvrage. Notre rôle est d'identifier le levier juridique le plus efficace pour obtenir le règlement, à l'amiable ou devant le tribunal.
Nous intervenons notamment lorsque :
Dans le BTP, une facture impayée pèse vite sur la trésorerie : matériaux, fournisseurs, salariés et sous-traitants doivent être payés pendant que vous attendez le règlement du chantier.
Agir vite n'est pas qu'une question de trésorerie : certains délais légaux sont courts, en particulier contre un client particulier.
Le recouvrement d'une facture de travaux ne se résume pas à une relance. Plusieurs textes d'ordre public protègent spécifiquement les entreprises du bâtiment.
Dans un marché de travaux privé, le maître d'ouvrage doit garantir à l'entrepreneur le paiement des sommes dues au-delà d'un seuil fixé par décret, aujourd'hui 12 000 € HT, arrhes et acomptes versés à la signature déduits (article 1799-1 du Code civil ; décret n° 99-658 du 30 juillet 1999).
Cette garantie est d'ordre public : l'entreprise ne peut pas y renoncer et peut la réclamer en cours de chantier. Tant qu'elle n'est pas fournie et que des travaux exécutés restent impayés, l'entrepreneur peut suspendre le chantier après une mise en demeure restée sans effet pendant quinze jours.
La retenue de garantie est plafonnée à 5 % du montant des acomptes et doit être consignée ou remplacée par une caution bancaire. Elle sert uniquement à garantir la levée des réserves formulées à la réception.
À l'expiration d'un délai d'un an à compter de la réception, avec ou sans réserves, la retenue doit être libérée, sauf opposition motivée par l'inexécution des obligations de l'entreprise, notifiée par lettre recommandée. Une opposition abusive expose le maître d'ouvrage à des dommages et intérêts. Ces règles s'appliquent aussi aux contrats de sous-traitance.
Avant toute procédure, nos avocats examinent le devis ou marché, les factures et situations, les échanges avec le client, le procès-verbal de réception, les réserves et les preuves d'exécution. Cette analyse détermine la voie la plus rapide et la plus sûre.
La mise en demeure d'avocat formalise la demande, fait courir les intérêts de retard et constitue souvent un préalable obligatoire : suspension du chantier faute de garantie de paiement, action directe du sous-traitant. Elle suffit fréquemment à débloquer le paiement.
Attention : une mise en demeure n'interrompt pas la prescription. Seuls une reconnaissance de dette, une demande en justice (même en référé) ou une mesure d'exécution ont cet effet (articles 2240 et 2241 du Code civil).
Le client reconnaît la dette mais demande du temps ? Une partie de la facture est contestée ? Nous négocions un règlement, un échéancier ou un accord écrit sécurisant le paiement. Un échéancier signé vaut reconnaissance de dette et fait repartir le délai de prescription.
Pour les demandes de 5 000 € au plus portées devant le tribunal judiciaire, une tentative préalable de conciliation, de médiation ou de procédure participative est en principe obligatoire, à peine d'irrecevabilité (article 750-1 du Code de procédure civile).
Lorsque la créance est d'origine contractuelle et d'un montant déterminé, la procédure d'injonction de payer (articles 1405 et suivants du Code de procédure civile) permet d'obtenir une ordonnance du juge sans audience. Si le débiteur ne forme pas opposition dans le mois de sa signification, elle devient un titre exécutoire.
Elle convient aux factures non contestées. Face à un client qui invoque déjà des malfaçons, l'opposition est probable et une autre voie est souvent plus rapide.
Lorsque l'obligation de payer n'est pas sérieusement contestable, le juge des référés peut condamner le débiteur à verser une provision (article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile devant le tribunal judiciaire ; article 873, alinéa 2, devant la juridiction commerciale).
C'est l'une des procédures d'urgence les plus efficaces, particulièrement adaptée aux situations de travaux validées, aux travaux supplémentaires acceptés et aux litiges entre entreprise principale et sous-traitant.
Si le recouvrement paraît menacé, le juge peut autoriser une saisie conservatoire (sur les comptes bancaires notamment) avant même le jugement, dès lors que la créance paraît fondée en son principe (article L. 511-1 du Code des procédures civiles d'exécution).
Malfaçons, travaux inachevés, retard, désaccord sur le prix ou sur des travaux supplémentaires : lorsque la contestation dépasse les pouvoirs du juge des référés, nous défendons votre demande en paiement devant la juridiction compétente, en sollicitant au besoin une expertise judiciaire.
C'est une situation fréquente : après plusieurs relances, le client qui n'avait formulé aucune difficulté invoque des défauts ou des travaux inachevés pour justifier le non-paiement.
Une contestation ne fait pas disparaître votre créance. Le droit encadre strictement la possibilité de retenir le prix :
NOVLAW analyse la solidité de la contestation : nature des désordres, réserves effectivement formulées, preuves d'exécution. Nous réclamons ensuite les sommes qui restent dues, le cas échéant par référé-provision sur la partie non contestée.
Tout dépend du type de marché.
Les travaux supplémentaires sont l'une des premières sources de contentieux dans le BTP : formaliser chaque demande du client par écrit, même par e-mail, est la meilleure prévention.
Le sous-traitant impayé n'est pas limité à un recours contre l'entreprise principale. La loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance, d'ordre public, lui ouvre des garanties supplémentaires, y compris lorsque l'entreprise principale est défaillante.
Si l'entreprise principale ne paie pas un mois après avoir été mise en demeure, le sous-traitant peut agir directement contre le maître d'ouvrage. Une copie de la mise en demeure doit être adressée à ce dernier (article 12). Toute clause de renonciation est réputée non écrite.
L'action directe est limitée aux sommes que le maître d'ouvrage doit encore à l'entreprise principale à la date où il reçoit cette copie (article 13). D'où l'importance d'agir vite. La Cour de cassation rappelle que l'action directe n'est ouverte qu'après une mise en demeure restée sans effet pendant un mois (Cass. 3e civ., 15 septembre 2016, n° 15-22.592).
En marché privé, les paiements dus au sous-traitant doivent être garantis par une caution bancaire personnelle et solidaire, sauf délégation du maître d'ouvrage au profit du sous-traitant (article 14). À défaut, le contrat de sous-traitance encourt la nullité, ce qui ouvre au sous-traitant d'autres voies de rémunération.
Le maître d'ouvrage qui a connaissance de la présence d'un sous-traitant non accepté doit mettre l'entreprise principale en demeure de régulariser la situation (article 14-1). S'il ne le fait pas, sa responsabilité peut être engagée envers le sous-traitant impayé, notamment lorsque l'entreprise principale est en liquidation.
NOVLAW intervient pour le recouvrement des sommes dues aux sous-traitants : factures et situations impayées, travaux supplémentaires contestés, retenues injustifiées, désaccord sur le décompte final.
NOVLAW a notamment accompagné un sous-traitant spécialisé dans le sciage et le carottage du béton, confronté au non-paiement d'une facture de plus de 128 000 € HT relative à des travaux supplémentaires. Le cabinet a obtenu en référé la condamnation de l'entreprise principale au paiement d'une provision.
Vous êtes sous-traitant et une facture reste impayée ? Contactez-nous.
Le délai dépend de la qualité de votre client. Contre un particulier, il est particulièrement court.
Pour une action en paiement de travaux, le délai court en principe à compter de l'achèvement des travaux ou de l'exécution des prestations, et non de la date d'envoi de la facture (Cass. 3e civ., 1er mars 2023, n° 21-23.176). Facturer tardivement ne repousse donc pas le délai.
Rappel : une relance ou une mise en demeure, même en recommandé, n'interrompt pas la prescription.
Si votre client fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, vous devez déclarer votre créance au mandataire judiciaire dans un délai de deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC (article R. 622-24 du Code de commerce). Passé ce délai, la créance est inopposable à la procédure, sauf relevé de forclusion.
Dans cette situation, les garanties propres au BTP prennent toute leur valeur : caution de paiement de l'article 1799-1, caution de l'article 14 de la loi de 1975, action directe du sous-traitant contre le maître d'ouvrage. Elles permettent d'être payé par un tiers solvable plutôt que d'attendre une répartition souvent nulle.
Pour une première analyse, réunissez si possible :
Même incomplet, votre dossier peut être étudié.
De l'amiable au judiciaire, un seul interlocuteur. Si la mise en demeure reste sans effet, le cabinet engage directement la procédure.
Une pratique du contentieux commercial et de la construction. NOVLAW intervient en contentieux des affaires, droit immobilier et construction, et connaît les mécanismes propres au BTP : garantie de paiement, retenue de garantie, sous-traitance.
Une stratégie proportionnée au montant. Engager une procédure coûteuse pour une petite facture n'a pas toujours de sens. Nous choisissons la voie adaptée au montant et à la solvabilité du débiteur.
Une intervention dans toute la France. Gestion dématérialisée des dossiers et signature électronique.
Le coût dépend du montant, de l'existence d'une contestation et de la procédure nécessaire. Chez NOVLAW Avocats, les honoraires débutent à partir de 250 € HT pour une mise en demeure et à partir de 950 € HT pour certaines procédures judiciaires simples. Un devis est communiqué avant toute intervention.
Entre professionnels, l'indemnité forfaitaire de 40 € est due de plein droit. Le juge peut en outre condamner la partie perdante à vous rembourser tout ou partie de vos frais d'avocat (article 700 du Code de procédure civile). Pour aller plus loin : combien coûte une procédure commerciale ?
Si vos relances restent sans réponse ou si votre client repousse le paiement, NOVLAW Avocats reprend le dossier et engage les démarches nécessaires pour obtenir le règlement. Transmettez-nous votre facture et les principaux documents du chantier.
À lire aussi : non-respect d'un contrat commercial : quels recours pour une entreprise ?
Vous êtes freelance ou consultant ? Découvrez notre offre dédiée au recouvrement des honoraires impayés des freelances et consultants.
Conservez tout ce qui prouve la commande et l'exécution : devis, facture, échanges, photographies, procès-verbal de réception. Après relance, une mise en demeure d'avocat peut être adressée. Si elle reste sans effet, l'injonction de payer ou le référé-provision permettent d'obtenir rapidement une décision lorsque la dette n'est pas sérieusement contestée.
Deux ans contre un client particulier (article L. 218-2 du Code de la consommation), cinq ans contre un professionnel. Le délai court en principe à compter de l'achèvement des travaux, et non de la date de la facture. Une mise en demeure n'interrompt pas ce délai.
L'absence de devis signé complique la preuve mais ne rend pas la facture irrécouvrable. Les e-mails, SMS, acomptes versés, comptes rendus de chantier ou l'acceptation des travaux peuvent établir la commande. Face à un particulier, les règles de preuve sont plus strictes au-delà de 1 500 € : le dossier doit être analysé au cas par cas.
Pas automatiquement. Le client ne peut suspendre son paiement que si l'inexécution est suffisamment grave, et toute réduction de prix doit être proportionnée. Les réserves formulées à la réception délimitent en principe ce qu'il peut opposer.
Au plus tard un an après la réception des travaux, même avec des réserves, sauf si le maître d'ouvrage a notifié une opposition motivée par lettre recommandée (loi n° 71-584 du 16 juillet 1971). La retenue ne peut dépasser 5 % du montant des acomptes.
Pour un marché privé de plus de 12 000 € HT, le maître d'ouvrage professionnel doit vous garantir le paiement, en général par une caution bancaire. Vous pouvez l'exiger à tout moment, même après la signature. À défaut, vous pouvez suspendre le chantier après une mise en demeure restée sans effet pendant quinze jours.
Mettez-la en demeure par lettre recommandée et adressez une copie au maître d'ouvrage. Si elle ne paie pas dans le mois, vous pouvez exercer l'action directe contre le maître d'ouvrage, dans la limite de ce qu'il doit encore à l'entreprise principale (loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975).
Dans un marché à forfait, uniquement s'ils ont été autorisés par écrit et leur prix convenu avec le maître d'ouvrage (article 1793 du Code civil). Hors forfait, la preuve de la commande peut résulter des échanges écrits et comptes rendus de chantier.
Tout dépend de la réaction du débiteur. Une mise en demeure suffit parfois à obtenir un paiement en quelques jours. Un référé-provision aboutit généralement en quelques semaines à quelques mois ; une procédure au fond avec expertise est plus longue.
Plusieurs voies sont disponibles pour recouvrer une créance entre professionnels : la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (point de départ des intérêts moratoires) ; l'injonction de payer (procédure rapide et non contradictoire pour les créances certaines et exigibles) ; l'assignation en référé-provision devant le président du tribunal de commerce (pour les créances non sérieusement contestables) ; et l'assignation au fond si la créance est contestée sur le principe.
L'injonction de payer est une procédure simplifiée permettant à un créancier d'obtenir rapidement un titre exécutoire contre un débiteur défaillant. La requête est déposée auprès du greffe du tribunal compétent. Si le juge l'accepte, il rend une ordonnance d'injonction de payer qui doit être signifiée au débiteur par huissier. Le débiteur dispose d'un mois pour former opposition. En l'absence d'opposition, l'ordonnance est revêtue de la formule exécutoire et permet de pratiquer des saisies.
Oui, depuis 2012, un commissaire de justice (ancien huissier de justice) peut être mandaté pour effectuer une procédure de recouvrement amiable des petites créances (jusqu'à 5 000 euros) auprès des particuliers, sans recours préalable au juge. Si le débiteur accepte de payer, un accord est formalisé. Cette procédure est rapide (moins de 3 mois) et peu coûteuse. En cas d'échec, il reste possible d'engager une procédure judiciaire classique.

Transmettez-nous votre facture et les principaux documents du chantier : nous vous indiquons rapidement le levier le plus efficace pour obtenir le paiement, à l'amiable ou devant le tribunal.