

Vous êtes freelance, consultant indépendant ou prestataire de services et l'un de vos clients tarde à régler vos honoraires ?
Une facture impayée peut rapidement peser sur votre trésorerie et vous faire perdre un temps précieux : relances répétées, promesses de paiement non tenues, contestation tardive de la facture ou, parfois, absence totale de réponse du client.
Novlaw accompagne les freelances et consultants dans le recouvrement de leurs honoraires impayés, de la première mise en demeure jusqu'au recouvrement judiciaire lorsque celui-ci devient nécessaire.
Développeurs, designers, rédacteurs, consultants en stratégie, en informatique ou en marketing, formateurs, traducteurs, chefs de projet : que vous exerciez en micro-entreprise, en EURL ou en SASU, notre objectif est de vous permettre de récupérer les sommes qui vous sont dues rapidement et efficacement, avec une stratégie adaptée au montant de la mission, à la situation de votre client et aux enjeux de votre relation commerciale.
La mission a été réalisée. Les livrables ont été transmis. Votre facture est arrivée à échéance. Pourtant, malgré vos relances, le règlement n'intervient pas.
Cette situation est fréquente pour les freelances et consultants. Elle peut concerner notamment :
Lorsque les relances amiables ne suffisent plus, l'intervention d'un avocat permet de formaliser la demande de paiement et d'engager rapidement la procédure de recouvrement appropriée.
Un indépendant n'a ni service juridique ni service de recouvrement. Le rapport de force semble déséquilibré. Il ne l'est pas : la loi protège le prestataire de services, quel que soit son statut.
Entre professionnels, sauf stipulation contraire, vos honoraires sont payables trente jours après l'exécution de la prestation. Même négocié, le délai ne peut dépasser soixante jours à compter de la date d'émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois si les parties l'ont expressément prévu (article L. 441-10 du Code de commerce). Une clause des conditions d'achat d'un grand compte prévoyant un délai plus long est illicite et expose ce client à une amende administrative.
Beaucoup de freelances l'ignorent : les pénalités de retard s'appliquent à tout prestataire facturant un professionnel, micro-entrepreneur compris. Elles sont exigibles sans rappel dès le lendemain de l'échéance. Faute de taux prévu dans votre devis, c'est le taux de la Banque centrale européenne majoré de dix points qui s'applique ; un taux contractuel ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal (article L. 441-10 du Code de commerce).
S'y ajoute, pour chaque facture réglée en retard, une indemnité forfaitaire de 40 € (article D. 441-5 du Code de commerce). Sur une régie facturée chaque mois pendant un an, cela représente douze indemnités. Face à un client particulier, ce sont les intérêts au taux légal qui courent, à compter de la mise en demeure (article 1231-6 du Code civil).
Logos, chartes graphiques, sites web, illustrations, textes, photographies, code source : une grande partie des livrables des freelances est protégée par le droit d'auteur. Or la cession de ces droits obéit à un formalisme strict : chaque droit cédé doit faire l'objet d'une mention distincte, et le domaine d'exploitation doit être délimité quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée (article L. 131-3 du Code de la propriété intellectuelle).
Payer une prestation ne transfère donc pas automatiquement les droits sur l'œuvre. Si votre devis ne prévoit pas de cession conforme, ou s'il subordonne la cession au paiement intégral du prix, le client qui met en ligne votre site ou imprime votre logo sans vous avoir payé s'expose à une action en contrefaçon. Rappeler ce risque dans la mise en demeure change souvent l'issue de la discussion.
Récupérer vos honoraires ne nécessite pas systématiquement d'aller au tribunal. Novlaw privilégie une approche progressive, proportionnée au montant de la mission et orientée vers l'efficacité.
Nous examinons ce qui établit votre créance : proposition commerciale, devis, lettre de mission, bon de commande, conditions générales, relevés de temps, e-mails de validation, livrables transmis. Cette analyse permet d'évaluer la solidité du dossier, d'anticiper les objections du client, de vérifier que vous êtes encore dans les délais et de choisir la stratégie la plus adaptée.
Lorsque vos propres relances sont restées sans effet, une mise en demeure adressée par un cabinet d'avocats donne une nouvelle dimension à votre demande. Pour un freelance, elle a un effet particulier : le client découvre que son prestataire ne restera pas seul face à lui.
Elle chiffre vos honoraires, les pénalités et les indemnités de 40 €, rappelle le cas échéant les droits d'auteur en jeu, fixe un délai de règlement et annonce les suites envisagées. Lorsque cela est pertinent, nous négocions un échéancier signé, qui présente l'avantage de valoir reconnaissance de dette.
Si le client refuse de payer ou ne répond pas, Novlaw engage la procédure offrant le meilleur rapport entre rapidité, coût et probabilité de recouvrement. Le choix dépend surtout de la manière dont votre mission a été facturée :
Obtenir une décision ne suffit pas toujours. Nous vous accompagnons, en lien avec un commissaire de justice, jusqu'au paiement effectif. Lorsqu'un client montre des signes de fragilité, une saisie conservatoire de ses comptes peut même être sollicitée avant tout jugement.
Oui. Une contestation ne signifie pas que votre client peut légitimement refuser tout paiement. C'est même le scénario le plus courant en prestation intellectuelle : le client qui avait validé les maquettes, le rapport ou le code découvre, une fois la facture échue, qu'ils ne lui conviennent pas.
Novlaw analyse le périmètre convenu, les prestations réalisées, les validations intervenues et les motifs invoqués, puis réclame les sommes qui restent dues, au besoin en commençant par la partie de la facture que le client ne conteste pas.
Oui, dans de nombreux cas. Mission démarrée après un appel et un e-mail de confirmation, prestations supplémentaires demandées sur Slack ou par message : la commande peut être prouvée par les échanges écrits, les livrables transmis, les acomptes versés ou les comptes rendus de réunion.
La preuve est libre à l'encontre d'un client commerçant (article L. 110-3 du Code de commerce). Face à un particulier ou à un client non commerçant, un écrit est en principe exigé au-delà de 1 500 € (article 1359 du Code civil), mais des e-mails ou un début d'exécution peuvent constituer un commencement de preuve par écrit.
Le travail réalisé jusqu'à l'arrêt reste dû. Selon le contrat (durée déterminée, préavis, clause de dédit), une indemnité peut en outre être réclamée. Pour un consultant qui travaille depuis plusieurs années avec le même client, un arrêt sans préavis suffisant peut aussi constituer une rupture brutale de relations commerciales établies (article L. 442-1, II, du Code de commerce), sous réserve de l'analyse de votre statut et de la relation.
Le moins possible. Un freelance a souvent tendance à patienter pour préserver la relation, et à continuer de travailler pendant que les factures s'accumulent. Après l'échéance et quelques relances sans effet, une intervention formelle permet de clarifier rapidement la position du client avant que l'encours ne devienne difficile à absorber.
Votre droit d'agir est en outre limité dans le temps. Contre un client professionnel, vous disposez de cinq ans (article L. 110-4 du Code de commerce ; article 2224 du Code civil). Contre un particulier – un coaching, une formation, un site vitrine commandé à titre personnel – le délai tombe à deux ans (article L. 218-2 du Code de la consommation).
Ce délai court en principe à compter de l'exécution de la prestation, et non de l'envoi de la facture (Cass. 3e civ., 1er mars 2023, n° 21-23.176) : attendre la fin d'une longue mission pour tout facturer ne le prolonge pas. Les relances, même recommandées, ne l'interrompent pas non plus ; une reconnaissance de dette ou une demande en justice, si (articles 2240 et 2241 du Code civil).
Il faut d'abord identifier votre cocontractant (le client final ou la plateforme) et lire les conditions générales de la plateforme : séquestre des fonds, procédure de litige interne, clause attributive de compétence. Ces éléments déterminent contre qui agir et devant quelle juridiction.
En portage salarial, c'est la société de portage qui conclut le contrat de prestation avec l'entreprise cliente et qui facture. C'est donc en principe à elle d'agir en recouvrement. Nous pouvons vous aider à faire valoir vos droits si elle ne fait pas diligence.
Les missions à distance rendent fréquents les clients étrangers. Dans l'Union européenne, la procédure européenne d'injonction de payer (règlement (CE) n° 1896/2006) permet d'obtenir un titre exécutoire valable dans tous les États membres. Hors Union, la stratégie dépend du pays, des clauses du contrat et de la localisation des actifs du client.
Les retards répétés d'une jeune entreprise cliente sont parfois le premier signe d'une procédure collective à venir. Si un jugement d'ouverture est publié au BODACC, vos honoraires doivent être déclarés au mandataire judiciaire dans les deux mois (article R. 622-24 du Code de commerce), sous peine d'être inopposables à la procédure. D'où l'intérêt d'agir avant, et de ne pas poursuivre la mission sans garantie de paiement.
En tant que freelance ou consultant, votre temps doit être consacré à vos missions et au développement de votre activité, plutôt qu'à la multiplication des relances auprès de mauvais payeurs.
Confier votre dossier à Novlaw vous permet de bénéficier :
Pour permettre une première analyse de votre dossier, vous pouvez notamment nous transmettre :
Votre contrat ou devis
Proposition commerciale, devis accepté, lettre de mission, bon de commande, conditions générales ou tout autre document établissant l'accord du client. Si la mission est passée par une plateforme, ses conditions générales.
Vos factures impayées
Avec leur date d'émission, leur date d'échéance et le montant restant dû. Pour une régie, les relevés de temps ou comptes rendus d'activité.
Les preuves de réalisation de la mission
Livrables, versions successives, e-mails de validation, mise en ligne ou en production, comptes rendus de réunion.
Vos échanges avec le client
Relances, réponses, demandes de délai, promesses de paiement ou éventuelles contestations, y compris par messagerie instantanée.
Même incomplet, votre dossier peut être étudié.
Pour un indépendant, la question est décisive : engager des frais dépassant le montant récupérable n'a pas de sens. Nous commençons donc par évaluer, avec vous, ce que la démarche peut raisonnablement rapporter.
Chez Novlaw, les honoraires débutent à partir de 250 € HT pour une mise en demeure et à partir de 950 € HT pour certaines procédures judiciaires simples. Un devis est communiqué avant toute intervention. Les pénalités de retard et indemnités forfaitaires réclamées au client, ainsi que la condamnation éventuelle de celui-ci au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, viennent compenser tout ou partie de ces frais. Pour aller plus loin : combien coûte une procédure commerciale ?
Vous avez réalisé votre mission mais votre client ne vous règle pas ?
Transmettez votre facture et les principaux éléments de votre dossier à Novlaw.
Nous analysons votre situation afin de déterminer la solution de recouvrement la plus adaptée : mise en demeure, négociation, injonction de payer ou procédure judiciaire.
Confiez le recouvrement de vos honoraires à Novlaw et concentrez-vous sur votre activité.
Vous êtes artisan ou entreprise du bâtiment ? Consultez notre offre dédiée aux factures de travaux impayées. Agent immobilier ? Découvrez notre offre de recouvrement d'honoraires d'agence immobilière.
Pour une vue d'ensemble des procédures, consultez notre guide du recouvrement de créances.
Rassemblez ce qui prouve la commande et la livraison : devis, e-mails, livrables, validations. Après quelques relances, une mise en demeure d'avocat chiffrant vos honoraires, pénalités et indemnités suffit souvent. À défaut, une procédure adaptée à votre mode de facturation peut être engagée.
Oui. Le recours au tribunal n'est pas systématique. Une mise en demeure d'avocat ou une négociation structurée permettent souvent d'obtenir un paiement ou un échéancier sans procédure judiciaire.
Oui. Les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture s'appliquent à tout prestataire facturant un professionnel, quel que soit son statut (articles L. 441-10 et D. 441-5 du Code de commerce).
Non. Entre professionnels, le délai convenu ne peut dépasser soixante jours à compter de l'émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois (article L. 441-10 du Code de commerce). À défaut d'accord, il est de trente jours après la prestation.
Souvent, oui. Les e-mails, messages, livrables transmis, acomptes versés ou comptes rendus peuvent prouver la commande. La preuve est libre contre un client commerçant ; face à un particulier, un écrit est en principe exigé au-delà de 1 500 €, mais des échanges écrits peuvent servir de commencement de preuve.
Pas automatiquement. Il ne peut suspendre son paiement que si l'inexécution est suffisamment grave, et toute réduction de prix doit être proportionnée. La validation des livrables ou leur utilisation par le client pèsent fortement en votre faveur. Un consultant n'est en principe pas tenu de garantir le résultat de ses recommandations.
Si la cession de vos droits d'auteur n'a pas été formalisée conformément à l'article L. 131-3 du Code de la propriété intellectuelle, ou si elle était subordonnée au paiement intégral, l'exploitation de vos créations peut constituer une contrefaçon. C'est un levier à faire valoir dès la mise en demeure.
Cinq ans contre un client professionnel, deux ans contre un particulier (article L. 218-2 du Code de la consommation), en principe à compter de l'exécution de la prestation. Les relances n'interrompent pas ce délai.
Oui. Dans l'Union européenne, la procédure européenne d'injonction de payer permet d'obtenir un titre exécutoire valable dans tous les États membres. Hors Union, la stratégie dépend du pays et des clauses du contrat.
Plusieurs voies sont disponibles pour recouvrer une créance entre professionnels : la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (point de départ des intérêts moratoires) ; l'injonction de payer (procédure rapide et non contradictoire pour les créances certaines et exigibles) ; l'assignation en référé-provision devant le président du tribunal de commerce (pour les créances non sérieusement contestables) ; et l'assignation au fond si la créance est contestée sur le principe.
L'injonction de payer est une procédure simplifiée permettant à un créancier d'obtenir rapidement un titre exécutoire contre un débiteur défaillant. La requête est déposée auprès du greffe du tribunal compétent. Si le juge l'accepte, il rend une ordonnance d'injonction de payer qui doit être signifiée au débiteur par huissier. Le débiteur dispose d'un mois pour former opposition. En l'absence d'opposition, l'ordonnance est revêtue de la formule exécutoire et permet de pratiquer des saisies.
Oui, depuis 2012, un commissaire de justice (ancien huissier de justice) peut être mandaté pour effectuer une procédure de recouvrement amiable des petites créances (jusqu'à 5 000 euros) auprès des particuliers, sans recours préalable au juge. Si le débiteur accepte de payer, un accord est formalisé. Cette procédure est rapide (moins de 3 mois) et peu coûteuse. En cas d'échec, il reste possible d'engager une procédure judiciaire classique.

Transmettez-nous votre devis ou lettre de mission, vos factures et vos échanges avec le client : nous vous indiquons rapidement la voie la plus efficace pour être payé de votre mission, à l'amiable ou devant le tribunal.