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21.7.2026

Injonction de payer : la procédure rapide pour récupérer une facture impayée

Découvrez comment obtenir une injonction de payer pour recouvrer une facture impayée : conditions, procédure, délais, opposition du débiteur et conseils d'un avocat.
Sommaire
Baptiste Robelin
Baptiste Robelin
Associé fondateur

Une facture impayée peut rapidement fragiliser la trésorerie d'une entreprise. Lorsque les relances amiables et la mise en demeure restent sans effet, l'injonction de payer constitue l'une des procédures judiciaires les plus rapides pour obtenir le paiement d'une créance contractuelle.

Accessible sous certaines conditions, cette procédure permet au créancier d'obtenir un titre exécutoire sans engager immédiatement une procédure contentieuse classique. Encore faut-il que la créance soit certaine, liquide et exigible, et qu'elle entre dans le champ d'application des articles 1405 et suivants du Code de procédure civile.

Dans ce guide, le cabinet Novlaw Avocats vous explique dans quels cas une injonction de payer est possible, quelles sont les conditions de recevabilité, les étapes de la procédure, les délais à respecter, les recours du débiteur et les dernières évolutions jurisprudentielles afin de sécuriser efficacement le recouvrement de vos créances.

Qu'est-ce qu'une injonction de payer ?

L'injonction de payer est une procédure judiciaire non contradictoire permettant à un créancier d'obtenir rapidement un titre exécutoire condamnant son débiteur au paiement d'une somme déterminée.

Le juge (président du tribunal judiciaire, juge des contentieux de la protection ou président du tribunal de commerce selon la nature de la créance) examine le dossier sur pièces uniquement, sans convoquer les parties. Si les justificatifs sont suffisants, il rend une ordonnance portant injonction de payer, qui ne devient exécutoire qu'à défaut d'opposition du débiteur dans le délai légal.

Quelles créances sont éligibles ? Le cadre strict de l'article 1405 CPC

Contrairement à une idée reçue, toute créance impayée ne peut pas faire l'objet d'une injonction de payer. L'article 1405 du CPC dresse une liste limitative des créances éligibles :

  • les créances ayant une cause contractuelle ou résultant d'une obligation de caractère statutaire, dès lors que leur montant est déterminé en vertu des stipulations du contrat (y compris, le cas échéant, une clause pénale) ;
  • les créances résultant de l'acceptation ou du tirage d'une lettre de change, de la souscription d'un billet à ordre, de l'endossement ou de l'aval de ces titres, ou de l'acceptation d'une cession de créance professionnelle (loi n° 81-1 du 2 janvier 1981, codifiée aux articles L. 313-23 et suivants du Code monétaire et financier).

La créance doit en outre être certaine, liquide et exigible. La jurisprudence rappelle régulièrement les limites de ce cadre :

  • Cass. 3e civ., 27 mars 2025, n° 23-21.501 : la Cour de cassation a jugé, au visa de l'article 1405 CPC, que le recouvrement d'une créance contractuelle ne peut être demandé par injonction de payer que si son montant est déterminé par les stipulations du contrat lui-même — et non par une évaluation ultérieure (en l'espèce, des réparations locatives dont le montant ne pouvait être fixé qu'a posteriori).
  • Sont ainsi exclues de la procédure les créances indemnitaires (dommages-intérêts) sauf cause contractuelle, ainsi que les pensions alimentaires ou les chèques sans provision (CA Orléans, 28 oct. 1976 ; Cass. com., 14 juin 1971, n° 70-11.077).
  • Le moyen tendant à faire déclarer irrégulière une injonction de payer engagée hors des cas d'ouverture de l'article 1405 constitue une exception d'incompétence, qui doit être soulevée selon les règles de procédure applicables à ce type d'exception.

Pour les entreprises, cela concerne typiquement : les factures impayées entre professionnels, les loyers commerciaux impayés, les prestations de services facturées et non contestées, ou les créances nées de contrats commerciaux dont le montant est chiffré au contrat.

Les étapes de la procédure

1. Le recouvrement amiable, préalable quasi indispensable

Avant toute saisine judiciaire, il est vivement recommandé — et souvent utile pour la solidité du dossier — d'adresser une mise en demeure de payer, précédée le cas échéant de relances. Cette démarche démontre la bonne foi du créancier et permet parfois d'éviter le contentieux.

2. Le dépôt de la requête auprès de la juridiction compétente

Le créancier saisit, selon la nature de la créance, le président du tribunal judiciaire, le juge des contentieux de la protection ou le président du tribunal de commerce / tribunal des activités économiques (TAE). La compétence territoriale est en principe celle du lieu où demeure le débiteur (article 1406 CPC).

La requête doit être accompagnée des pièces justificatives : contrat ou devis signé, factures, bons de commande, échanges de correspondance, mise en demeure, preuve du montant dû. Le juge vérifie exclusivement que les conditions légales de l'article 1405 CPC sont réunies — il ne se prononce pas sur le fond du litige à ce stade.

3. L'ordonnance portant injonction de payer

Si la demande est fondée, le juge rend une ordonnance portant injonction de payer pour tout ou partie de la somme réclamée. Cette ordonnance doit ensuite être signifiée au débiteur par un commissaire de justice.

Point de vigilance sur les délais de signification : en application des articles 1411 et 1416 CPC, l'absence de signification à personne dans les six mois de la date de l'ordonnance n'a pas pour effet de rendre celle-ci caduque ; elle reporte simplement l'ouverture du délai d'opposition.

4. Le délai d'opposition : un mois, sous conditions strictes

L'article 1416 CPC distingue deux situations :

  • signification à personne : le débiteur dispose d'un mois à compter de la signification pour former opposition ;
  • signification non personnelle (domicile, étude, procès-verbal de recherches) : l'opposition reste recevable jusqu'à l'expiration d'un délai d'un mois suivant le premier acte signifié à personne ou, à défaut, la première mesure d'exécution rendant indisponibles tout ou partie des biens du débiteur.

La jurisprudence a précisé plusieurs points pratiques déterminants pour sécuriser (ou contester) une procédure :

  • Cass. 2e civ., 18 février 2016, n° 14-26.395 : le délai d'un mois, à défaut de signification à personne, ne court qu'à compter du premier acte d'exécution rendant indisponibles les biens du débiteur.
  • Cass. 2e civ., 28 janvier 2016, n° 14-28.035 : lorsque l'opposition est formée par lettre recommandée, la date à retenir est celle de l'expédition de la lettre (cachet du bureau d'émission), et non celle de sa réception.
  • Cass. 2e civ., 6 mars 2025, n° 22-16.735 : si le dernier jour du délai d'opposition tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prorogé au premier jour ouvrable suivant (application de l'article 642, alinéa 2, CPC).
  • Cass. 2e civ., 8 juin 2023, n° 21-18.615 : une fois signifiée à personne et non frappée d'opposition, l'ordonnance est soumise à la prescription décennale de l'article L. 111-4 du Code des procédures civiles d'exécution — et non au délai de prescription propre à la créance initiale. En pratique, une injonction de payer non contestée peut ainsi « sécuriser » dans le temps une créance dont le délai de prescription contractuel aurait été plus court.

5. Les effets suspensifs de l'opposition

Depuis la réforme applicable au 1er mars 2022, l'article 1422 CPC prévoit que le délai d'opposition d'un mois est suspensif d'exécution, et que l'opposition formée dans ce délai l'est également : l'ordonnance ne devient titre exécutoire qu'à l'expiration des causes suspensives. En cas d'opposition, l'affaire est renvoyée devant la juridiction compétente pour un débat contradictoire classique — l'opposition ne fait donc pas disparaître la créance, elle transforme la procédure simplifiée en procédure de droit commun.

L'ordonnance revêtue de la formule exécutoire n'est pas susceptible d'appel (article 1422, alinéa 2, CPC) ; seul un pourvoi en cassation est ouvert, et uniquement pour critiquer les conditions d'apposition de la formule exécutoire, à condition que l'opposition ne soit plus recevable (Cass. 2e civ., 2 avril 1997, n° 95-16.305).

6. L'exécution forcée à défaut de paiement

Une fois l'ordonnance devenue exécutoire (absence d'opposition dans le délai), un commissaire de justice peut mettre en œuvre les mesures d'exécution de droit commun : saisie bancaire (saisie-attribution), saisie sur rémunération, saisie de biens mobiliers. L'injonction de payer devient alors un véritable levier de recouvrement forcé.

À noter : le décret n° 2026-96 du 16 février 2026 modifie certaines modalités de la procédure d'injonction de payer (notamment l'information du créancier en cas d'opposition), pour une entrée en vigueur au 1er avril 2026, applicable aux ordonnances rendues à compter du 1er septembre 2026. Il est recommandé de vérifier l'état du texte applicable au moment de l'engagement de la procédure.

Les avantages de la procédure

  • procédure rapide comparée à une assignation classique ;
  • formalisme allégé, absence d'audience au stade initial ;
  • coût généralement inférieur à une procédure contentieuse ordinaire ;
  • particulièrement efficace pour les créances contractuelles chiffrées et non sérieusement contestables ;
  • un titre exécutoire non contesté bénéficie d'une prescription décennale, y compris pour des créances à prescription plus courte.

Peut-on contester une injonction de payer ?

Oui : le débiteur peut former opposition dans le délai d'un mois prévu à l'article 1416 CPC. Le litige devient alors contradictoire et le juge tranche après débat au fond. L'opposition n'annule donc pas la créance : elle bascule le dossier vers une procédure de droit commun, avec les moyens de défense classiques (contestation de la créance, exception d'inexécution, compensation, prescription, etc.).

Comment sécuriser son dossier ?

Compte tenu du contrôle strict opéré sur les conditions de l'article 1405 CPC — et de la sanction attachée à une créance dont le montant n'est pas déterminé par le contrat lui-même (Cass. 3e civ., 27 mars 2025, n° 23-21.501) — il est essentiel de réunir en amont :

  • le contrat ou devis signé, avec un montant précisément déterminé ;
  • les factures et bons de livraison correspondants ;
  • les preuves d'exécution de la prestation ;
  • les échanges avec le débiteur et la mise en demeure préalable ;
  • tout élément établissant le caractère certain, liquide et exigible de la créance.

Pourquoi se faire accompagner par un avocat ?

De nombreuses requêtes sont rejetées ou fragilisées parce que la créance invoquée sort du champ strict de l'article 1405 CPC, que son montant n'est pas suffisamment déterminé par le contrat, ou que les délais de signification et d'opposition sont mal maîtrisés. Un accompagnement par un avocat permet de :

  • vérifier que la créance remplit les conditions légales et jurisprudentielles de recevabilité ;
  • constituer un dossier de preuves solide et anticiper une éventuelle opposition ;
  • choisir la juridiction territorialement et matériellement compétente ;
  • sécuriser les actes de signification et le suivi des délais ;
  • organiser, en cas de non-paiement, l'exécution forcée de la décision obtenue.

Combien coûte un avocat pour une injonction de payer ?

Le coût d'une procédure commerciale engagée par la voie de l'injonction de payer est généralement plus modéré que celui d'une procédure au fond. Il convient toutefois d'anticiper une éventuelle évolution du dossier. Si le débiteur forme opposition à l'ordonnance d'injonction de payer, la procédure devient contradictoire et se poursuit selon les règles de droit commun.

L'avocat devra alors assurer l'ensemble de la défense de votre dossier : rédaction des conclusions, communication des pièces, échanges d'écritures avec la partie adverse, suivi de la procédure et représentation aux audiences jusqu'au jugement.

Dans cette hypothèse, les frais peuvent augmenter en raison des diligences supplémentaires accomplies par l'avocat. Il est conseillé de prévoir à l'avance ces éventuels honoraires complémentaires dans une convention écrite, garantissant au client une parfaite transparence sur le coût prévisible de la procédure.

Puis-je bénéficier de l'aide juridictionnelle pour une procédure d'injonction de payer ?

L'aide juridictionnelle est une aide accordée par l'État permettant, sous conditions de ressources, de prendre en charge tout ou partie des frais liés à une procédure judiciaire.

Les sociétés commerciales ne peuvent pas en bénéficier lorsqu'elles agissent dans le cadre de leur activité professionnelle.

Pour les entreprises, la principale alternative consiste à souscrire une assurance de protection juridique, susceptible de prendre en charge tout ou partie des frais liés à une procédure d'injonction de payer, selon les garanties prévues par le contrat.

Puis-je utiliser mon assurance de protection juridique pour financer une procédure d'injonction de payer ?

Oui, en principe, sous réserve des garanties prévues par votre contrat.

De nombreuses assurances de protection juridique prennent en charge tout ou partie des frais engagés dans le cadre d'un litige civil ou commercial, y compris les frais liés à une procédure d'injonction de payer. Toutefois, l'étendue de cette prise en charge varie selon les contrats.

Certains contrats prévoient un plafond global d'indemnisation, tandis que d'autres appliquent un barème en fonction de la nature de la procédure ou des frais engagés.

Il est donc recommandé de vérifier les garanties de votre contrat ou de contacter votre assureur afin de connaître précisément les modalités de prise en charge. Selon les cas, votre assurance de protection juridique peut couvrir tout ou partie des frais liés à votre procédure d'injonction de payer.

Que faire si l’adversaire forme opposition à l’injonction de payer ?

Si le débiteur forme opposition dans le délai d'un mois prévu par l'article 1416 du Code de procédure civile, la procédure d'injonction de payer devient une procédure contradictoire.

Il est alors vivement recommandé de se faire assister par un avocat afin de défendre efficacement sa créance et de poursuivre la procédure de recouvrement.

L'affaire est ensuite examinée selon les règles de la procédure de droit commun. Le débiteur peut notamment soulever les moyens de défense classiques, tels que la contestation de la créance, l'exception d'inexécution, la compensation, la prescription ou tout autre moyen de nature à remettre en cause la demande du créancier.

Le juge entend les arguments de chacune des parties avant de statuer sur le bien-fondé de la créance.

Puis-je savoir à l'avance si mon adversaire est solvable ?

Cette question est essentielle. Obtenir une condamnation judiciaire ne garantit pas le recouvrement de la créance. Si le débiteur est insolvable ou organise son insolvabilité pendant la procédure, la décision de justice peut s'avérer difficile, voire impossible, à exécuter.

S'il est impossible d'avoir une certitude absolue sur la solvabilité d'un débiteur, plusieurs vérifications permettent d'évaluer le risque de recouvrement.

Évaluer la situation financière du débiteur

Avant toute procédure, il est recommandé d'examiner la situation économique de l'entreprise concernée. Plusieurs informations publiques constituent des indicateurs utiles, notamment :

  • le dépôt des comptes annuels ;
  • les résultats financiers et le niveau des capitaux propres ;
  • l'existence d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire (consultable notamment au Bodacc) ;
  • la poursuite effective de l'activité.

Ces éléments ne permettent pas de garantir la solvabilité d'une entreprise, mais ils offrent une première appréciation du risque.

Agir sans attendre

En matière de recouvrement, le temps est souvent déterminant. Plus les démarches sont engagées rapidement, plus il est difficile pour le débiteur de faire disparaître ses actifs ou d'organiser son insolvabilité.

Préserver les actifs grâce à une saisie conservatoire

Lorsqu'il existe un risque que le recouvrement soit compromis, une saisie conservatoire peut, sous certaines conditions, permettre de bloquer temporairement des comptes bancaires, des créances ou certains biens du débiteur avant même qu'un jugement soit rendu.

Cette mesure, généralement mise en œuvre sans information préalable du débiteur, permet de préserver les actifs disponibles pendant la procédure.

Ouvrir une procédure collective et rechercher la responsabilité personnelle du dirigeant

Lorsque la situation financière de l'entreprise est déjà compromise, d'autres actions peuvent être envisagées, comme la demande d'ouverture d'une procédure collective. Au-delà de ses effets juridiques, cette démarche peut, dans certains cas, inciter le débiteur à rechercher une solution amiable afin d'éviter l'ouverture d'une telle procédure.

Selon les circonstances, il peut également être possible de mettre en cause la responsabilité personnelle du dirigeant lorsque ses fautes ont directement contribué au préjudice subi par les créanciers.

Anticiper la solvabilité du débiteur est donc une étape essentielle : obtenir une décision de justice est une chose, encore faut-il qu'elle puisse être effectivement exécutée.

En résumé

L'injonction de payer reste un outil incontournable du recouvrement judiciaire des créances commerciales, à condition de respecter le cadre strict posé par les articles 1405 et suivants du Code de procédure civile. La jurisprudence récente de la Cour de cassation — sur la détermination du montant de la créance, le point de départ et le calcul du délai d'opposition, ou encore la prescription décennale du titre non contesté — rappelle que le succès de cette procédure, en apparence simple, repose sur une préparation juridique rigoureuse.

L'expertise de Novlaw en matière d'injonction de payer et de contentieux commercial

Chez Novlaw, nous accompagnons les entreprises, commerçants, indépendants et professionnels dans la prévention, la gestion et le recouvrement de leurs créances commerciales. Notre expertise couvre l'ensemble de la procédure d'injonction de payer, depuis l'analyse de la créance et la constitution du dossier jusqu'au suivi de la procédure et, le cas échéant, à l'exécution de la décision obtenue. Plus largement, nous intervenons dans tous les aspects du contentieux commercial : recouvrement de factures impayées, inexécution contractuelle, litiges entre partenaires commerciaux, responsabilité contractuelle ou encore procédures devant les juridictions compétentes. Notre objectif est d'apporter des solutions juridiques efficaces, pragmatiques et adaptées aux enjeux économiques de chaque entreprise, en privilégiant, lorsque cela est possible, une résolution rapide du litige tout en défendant avec rigueur les intérêts de nos clients.

FAQ – Tout savoir sur l'injonction de payer

Qu'est-ce qu'une injonction de payer ?

L'injonction de payer est une procédure judiciaire simplifiée permettant à un créancier d'obtenir rapidement un titre exécutoire afin de recouvrer une créance contractuelle impayée. Le juge statue sur dossier, sans audience dans un premier temps.

Dans quels cas peut-on demander une injonction de payer ?

La procédure est ouverte lorsque la créance résulte d'un contrat ou d'une obligation prévue par la loi et qu'elle est certaine, liquide et exigible. Elle est particulièrement utilisée pour le recouvrement de factures impayées entre professionnels, de loyers commerciaux ou de prestations de services non réglées.

Une facture impayée permet-elle toujours d'obtenir une injonction de payer ?

Non. La facture doit correspondre à une créance dont le montant est déterminé par le contrat et qui n'est pas sérieusement contestable. Certaines créances, notamment indemnitaires, ne peuvent pas faire l'objet d'une injonction de payer.

Faut-il obligatoirement un avocat pour une injonction de payer ?

L'assistance d'un avocat n'est pas toujours obligatoire. Toutefois, un avocat permet de vérifier que la créance remplit les conditions légales, de constituer un dossier solide et de sécuriser la procédure, notamment en cas d'opposition du débiteur.

Combien coûte une procédure d'injonction de payer ?

Le coût dépend de la nature du dossier, du montant de la créance et des honoraires pratiqués. De nombreux avocats proposent un forfait pour cette procédure. Des frais de commissaire de justice doivent également être pris en compte, notamment pour la signification de l'ordonnance.

Combien de temps dure une procédure d'injonction de payer ?

Lorsque le dossier est complet et que le débiteur ne forme pas opposition, la procédure peut aboutir en quelques semaines ou quelques mois selon la juridiction compétente. En cas d'opposition, le litige est renvoyé devant le tribunal selon la procédure classique.

Que se passe-t-il si le débiteur conteste l'injonction de payer ?

Le débiteur peut former opposition dans le délai prévu par le Code de procédure civile. L'affaire est alors examinée contradictoirement par le tribunal, qui statue sur le bien-fondé de la créance après avoir entendu les arguments des deux parties.

Que faire si le débiteur ne paie toujours pas après l'ordonnance ?

Si aucune opposition n'est formée dans les délais, l'ordonnance devient un titre exécutoire. Un commissaire de justice peut alors mettre en œuvre des mesures d'exécution forcée, telles qu'une saisie bancaire, une saisie sur rémunération ou une saisie de biens.

Peut-on engager une injonction de payer contre une entreprise en difficulté ?

Oui, sous certaines conditions. En revanche, si l'entreprise fait déjà l'objet d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), les règles applicables au recouvrement des créances sont spécifiques et imposent souvent une déclaration de créance.

Comment augmenter ses chances de recouvrer une créance ?

Il est recommandé d'agir rapidement, de conserver l'ensemble des preuves (contrat, devis, factures, échanges, mise en demeure) et d'évaluer la solvabilité du débiteur avant d'engager une procédure. Dans certains cas, des mesures conservatoires peuvent également être envisagées afin de préserver les actifs du débiteur.

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