

Vous souhaitez exercer une nouvelle activité dans vos locaux commerciaux ? Ajouter une activité complémentaire ? Transformer votre commerce en restaurant, cabinet médical, salle de sport ou dark kitchen ?
Le changement d'activité d'un bail commercial est une opération strictement encadrée par le Code de commerce. Une erreur de procédure peut entraîner des conséquences importantes : refus du bailleur, demande de résiliation du bail, augmentation du loyer ou contentieux judiciaire.
Maître Baptiste Robelin accompagne les commerçants, entrepreneurs, investisseurs et sociétés dans toutes les procédures de changement d'activité du bail commercial.
Le bail commercial détermine précisément les activités autorisées dans les locaux.
On parle de « destination du bail ».
En principe, le locataire ne peut pas exercer une activité différente de celle prévue au contrat sans respecter une procédure particulière.
L'intervention d'un avocat permet de :
L'objectif est simple : obtenir l'autorisation nécessaire tout en sécurisant votre activité.
La déspécialisation partielle permet d'ajouter une activité connexe ou complémentaire à l'activité déjà exercée.
Quelques exemples :
La déspécialisation partielle est prévue par l’article L. 145-47 du Code de commerce, qui dispose que :
« Le locataire peut adjoindre à l’activité prévue au bail des activités connexes ou complémentaires ».
Le locataire devra faire connaître son intention au propriétaire par acte extrajudiciaire envoyé par huissier de justice, ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Le locataire devra indiquer les activités envisagées.
Le bailleur aura alors deux mois pour faire connaître sa position, étant précisé que son silence vaut acceptation.
Attention toutefois : la déspécialisation partielle peut conduire le bailleur à augmenter le loyer du bail lors de la prochaine révision triennale.
C’est la raison pour laquelle il est recommandé de prendre conseil avec un avocat afin de négocier avec le bailleur pour qu’il renonce à demander une hausse du loyer. Cet engagement devra résulter d’un écrit ou d’un contrat.
Bon à savoir : dans un arrêt du 17 février 2021, la cour d’appel de Paris a considéré que l’activité de vente à emporter était incluse dans celle de restauration, si bien qu’un restaurateur n’a plus à demander d’autorisation au bailleur pour exercer de la vente à emporter (CA Paris, 5, 3, 17-02-2021, n° 18/07905). En revanche, transformer une activité de restauration traditionnelle en dark store ou dark kitchen constitue à l’évidence une déspécialisation plénière nécessitant l’accord du bailleur voire, le cas échéant, une autorisation de la Mairie.
La déspécialisation plénière concerne les changements plus importants. Elle intervient lorsque le locataire abandonne l'activité initialement prévue au profit d'une activité nouvelle.
Par exemple :
Cette procédure est plus complexe.
La modification totale de l’activité prévue au bail est régie par l’article L. 145-48 du Code de commerce. Elle est appelée « déspécialisation plénière » :
« Le locataire peut, sur sa demande, être autorisé à exercer dans les lieux loués une ou plusieurs activités différentes de celles prévues au bail, eu égard à la conjoncture économique et aux nécessités de l’organisation rationnelle de la distribution, lorsque ces activités sont compatibles avec la destination, les caractères et la situation de l’immeuble ou de l’ensemble immobilier ».
Comme on le voit, elle est plus compliquée à demander puisque le locataire est censé justifier de motifs précis, tenant à la situation économique, tout en vérifiant que l’activité soit compatible avec la destination de l’immeuble et, évidemment, le règlement de copropriété.
Il est cependant possible d’échapper au formalisme lourd prévu par les dispositions du Code de commerce en obtenant un accord amiable avec le bailleur (ce que l’on appelle aussi un avenant de déspécialisation).
Là encore, le locataire devra anticiper les conséquences financières d’une telle demande : outre une augmentation du loyer du bail commercial, le bailleur pourra aussi solliciter une indemnité de déspécialisation (c’est-à-dire une somme destinée à l’indemniser pour la modification d’activité).
Un avocat expert en bail commercial sera utile pour négocier avec le bailleur afin de le convaincre que ce changement d’activité est aussi dans son intérêt. En effet, permettre au locataire de rendre son activité compatible avec la conjoncture économique, c’est aussi éviter d’avoir un locataire défaillant et incapable de payer son loyer.
Exercer une activité non prévue au bail constitue un manquement contractuel.
Le bailleur peut notamment :
Avant toute modification, il est donc indispensable de vérifier la conformité du projet.
Oui. Le changement d'activité peut avoir des conséquences économiques importantes.
Le bailleur peut solliciter :
Une négociation anticipée permet souvent d'éviter les blocages.
En cas de refus du bailleur de modifier l’activité prévue, il sera possible de solliciter une autorisation judiciaire en assignant le bailleur devant le tribunal compétent (tribunal judiciaire du lieu de situation de l’immeuble). La représentation par avocat est obligatoire pour ce type de procédure. Il s’agit par ailleurs d’une procédure au fond (le référé est impossible dans ce cas de figure) pouvant s’écouler sur plusieurs mois, ce que le locataire devra bien anticiper.
Il est en effet possible de contraindre le bailleur à accepter une modification de l’activité prévue au bail, notamment en cas de départ à la retraite du locataire.
On appelle cela la « cession-déspécialisation », prévue par l’article L. 145-51 du Code de commerce.
Ce texte est prévu pour aider le locataire à céder son bail dans des conditions optimales lorsqu’il souhaite mettre fin à son activité (que ce soit dans le cas d’un départ à la retraite ou en cas d’invalidité).
Si la nouvelle activité est compatible avec la destination de l’immeuble, le bailleur ne pourra pas s’opposer à la demande formée par le locataire pour changer l’activité prévue dans son bail commercial. Le bailleur pourra en revanche préempter le bail pour se porter acquéreur à la place du cessionnaire envisagé.
Maître Baptiste Robelin, avocat spécialisé en bail commercial, accompagne régulièrement des commerçants, entrepreneurs, restaurateurs, professionnels de santé, investisseurs et dirigeants d'entreprise qui souhaitent modifier l'activité prévue par leur bail.
Il intervient aussi bien dans le cadre d'une déspécialisation partielle (ajout d'une activité connexe ou complémentaire) que d'une déspécialisation plénière (changement total d'activité).
Chaque dossier nécessite une analyse approfondie du bail commercial, des contraintes de l'immeuble et des conséquences financières susceptibles d'être invoquées par le bailleur.
Maître Baptiste Robelin accompagne ses clients tout au long du dossier afin de sécuriser juridiquement le changement d'activité envisagé.
Son intervention comprend notamment :
L'objectif est de permettre au locataire de développer son activité tout en limitant les risques juridiques et financiers.
Avant toute démarche, Maître Baptiste Robelin procède à une étude complète du bail commercial afin d'identifier :
Cette analyse permet de déterminer la procédure applicable et d'anticiper les éventuelles difficultés.
Maître Baptiste Robelin prépare et sécurise l'ensemble des démarches nécessaires, notamment :
Une attention particulière est portée aux conséquences économiques du changement d'activité afin de limiter les risques de renégociation abusive du loyer.
Dans la majorité des situations, une solution négociée peut être trouvée.
Maître Baptiste Robelin privilégie une approche pragmatique permettant de sécuriser rapidement la situation du locataire tout en préservant les relations avec le bailleur.
Il intervient notamment lorsque le bailleur :
Lorsque les négociations n'aboutissent pas, Maître Baptiste Robelin peut représenter ses clients devant le tribunal judiciaire.
Il intervient notamment pour :
Chaque dossier fait l'objet d'une stratégie adaptée aux enjeux économiques et aux contraintes particulières de l'activité envisagée.
Pas systématiquement.
Tout dépend de la rédaction du bail et de la nature de la nouvelle activité.
Quelques semaines en cas d'accord amiable, plusieurs mois en cas de contentieux.
Oui, dans certaines situations prévues par la loi.
Chaque dossier nécessite une analyse préalable.
Dans de nombreux cas, la signature d'un avenant est recommandée pour sécuriser définitivement la situation.
Chaque projet présente des enjeux financiers importants.
Une analyse préalable permet d'anticiper les risques, de sécuriser la procédure et de négocier efficacement avec le bailleur.
Contactez NOVLAW pour étudier votre situation et mettre en œuvre la stratégie adaptée à votre projet.
Les droits d'enregistrement sont à la charge du cessionnaire et dépendent du prix de cession : jusqu'à 23 000 €, le cessionnaire est exonéré ; entre 23 000 € et 200 000 €, les droits correspondent à 3 % du prix ; au-delà de 200 000 €, ils correspondent à 5 %. Le cessionnaire doit s'acquitter de ces droits dans un délai d'un mois à compter de la date de cession ou de l'entrée en possession du fonds si elle est antérieure.
Les parties peuvent recourir à plusieurs méthodes de valorisation : la méthode dite des barèmes, la valorisation en fonction de la rentabilité du fonds, la méthode par comparaison, ou la méthode de la correction par actif net. Cette étape peut faire l'objet de négociations et il est utile de se faire assister par un professionnel maîtrisant ces différentes méthodes.
Une cession de fonds de commerce se déroule en plusieurs étapes successives : l'évaluation de la valeur du fonds, la rédaction des actes (promesse ou compromis de vente, suivi de l'acte définitif), les formalités postérieures à la promesse (purge du droit de préemption de la commune, notification au bailleur si nécessaire, enregistrement de la promesse en cas de promesse unilatérale), les formalités post-cession qui diffèrent selon que l'on est cédant ou cessionnaire, les publications dans un journal d'annonces légales et au BODACC à l'initiative de l'acquéreur, et enfin la période de solidarité fiscale avec séquestre du prix de cession.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne les professionnels de l’hôtellerie à Paris et partout en France pour l’ouverture d’hôtels, les reprises d’établissements, les négociations de baux et les créations de sociétés.
Le secteur hôtelier est fortement encadré par le droit du travail et les conventions collectives du secteur CHR. Une organisation juridique adaptée permet notamment de sécuriser les contrats de travail, les horaires, les CDD d’usage et la gestion du personnel.
Les coûts juridiques dépendent notamment de la taille de l’établissement, du bail commercial, des audits à réaliser, des opérations de cession et des formalités administratives.
L’ouverture d’un hôtel implique souvent la mise en place de nombreux contrats : contrats de travail, contrats fournisseurs, contrats de franchise, contrats de réservation, CGV et partenariats commerciaux.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne régulièrement les acquisitions de fonds de commerce hôteliers, les reprises d’hôtels, les audits juridiques et les négociations de baux.
Le bail commercial constitue souvent l’un des actifs les plus importants de l’exploitation hôtelière. Certaines clauses doivent être négociées avec attention : montant du loyer, répartition des charges, travaux, durée du bail, renouvellement et indemnité d’éviction.
Oui. Les hôtels sont des établissements recevant du public (ERP) et doivent respecter des règles strictes concernant la sécurité incendie, l’accessibilité, l’évacuation et les installations techniques.
Un hôtel est considéré comme monovalent lorsque l’immeuble est spécialement aménagé pour une seule activité hôtelière. Dans ce cas, le loyer peut être fixé selon des méthodes spécifiques prévues par le Code de commerce.
Le bail commercial hôtelier est un contrat permettant l’exploitation d’un établissement hôtelier dans des locaux commerciaux. Il comporte des spécificités importantes liées notamment à la destination des locaux, aux travaux et mises aux normes, aux charges, à la fixation du loyer et au caractère monovalent de l’immeuble.
Le choix de la structure juridique dépend notamment du nombre d’associés, du montant des investissements, du mode de financement, de la stratégie de développement et de la fiscalité recherchée. Dans le secteur hôtelier, les structures les plus utilisées sont généralement la SAS, la SARL, la SASU, l’EURL ainsi que les holdings et SCI dans certains montages.
L’ouverture d’un hôtel implique de nombreuses problématiques juridiques : bail commercial hôtelier, création de société, conformité ERP, droit du travail, réglementation touristique, contrats fournisseurs ou encore autorisations administratives. L’accompagnement d’un avocat permet de sécuriser juridiquement votre projet dès son lancement et d’éviter des difficultés pouvant compromettre l’exploitation de l’établissement.
Le vendeur (cédant) d'un fonds de commerce est tenu à plusieurs obligations : une obligation d'information préalable des salariés si l'entreprise compte moins de 250 salariés ; une obligation de garantie (garantie d'éviction et garantie des vices cachés) ; la remise des documents légaux (bilan des 3 derniers exercices, chiffre d'affaires mensuel, état des dettes) ; et l'obligation de ne pas se réinstaller dans un périmètre concurrençant le cessionnaire si une clause de non-rétablissement a été stipulée.
Si des créanciers du cédant forment une opposition sur le prix de cession du fonds de commerce, le prix reste bloqué entre les mains du séquestre (avocat ou notaire) jusqu'à la mainlevée des oppositions. En cas de désaccord sur le bien-fondé d'une opposition, une procédure judiciaire peut être nécessaire pour en obtenir la mainlevée. L'acquéreur, quant à lui, ne peut pas être inquiété si les formalités légales de publicité ont été correctement effectuées.
Le droit de préemption commercial est un outil à disposition des communes pour lutter contre la dévitalisation des centres villes et assurer le maintien des commerces de proximité. La finalité de ce droit de préemption est donc le maintien ou la réintroduction de la diversité de l'activité économique de proximité.
Non, dans une cession de fonds de commerce, le vendeur ne perçoit pas immédiatement l'intégralité du prix de cession. Il doit patienter jusqu'à l'expiration des délais légaux d'opposition des créanciers (10 jours à compter de la dernière publication légale). Durant cette période, le prix est séquestré par l'avocat ou le notaire. Ce n'est qu'à l'issue de cette période, et si aucune opposition valable n'a été formée, que le prix peut être remis au vendeur.

Chaque situation mérite une analyse claire et pragmatique. Le cabinet Novlaw vous accompagne pour sécuriser vos décisions, anticiper les risques et défendre vos intérêts.