Pour rappel, cette période s’est ouverte au 1er septembre 2025 pour les élections municipales 2026.
Interdiction de la publicité commerciale
L’article L. 52-1 du Code électoral interdit toute publicité commerciale réalisée par voie de presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle.
Cela ne signifie pas que les personnes publiques doivent cesser toute action de communication (par la voie de leurs réseaux, de leur site internet ou du bulletin municipal) durant la période de campagne électorale. Il s’agit simplement de veiller à ce que cette communication ne soit pas constitutive d’une propagande électorale au bénéfice direct ou indirect d’un candidat.
En d’autres termes, la communication doit être neutre et informative.
C’est la raison pour laquelle les inaugurations et cérémonies publiques peuvent être organisées, à condition d’être neutres.
Par exemple a été sanctionnée la mise à disposition à un candidat par une radio locale d’un temps d’antenne quotidien au cours duquel il a promu la liste qu’il animait (CE, 7 mai 1993, n°135815).
Ou encore l’achat par un candidat d’un lien commercial permettant un meilleur référencement du site internet spécialement réalisé par la liste électorale (CE, 13 février 2009, n° 317637 ; CE, 25 février 2015, n° 382904).
Interdiction de la promotion du bilan de la collectivité
Durant la période de campagne électorale, il est interdit de faire la promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité.
Un bulletin municipal présentant les dernières réalisations de la collectivité est possible dès lors qu’il est strictement factuel et exempt de toute polémique électorale (CE, 2 février 2022, n° 451371).
S’il est présenté sous un ton trop favorable, ce bulletin devient un élément de promotion publicitaire et est donc sanctionné (CE, 3 décembre 2014, n° 382217).
En revanche, un candidat est en droit de faire la promotion du bilan du mandat qu’il détient ou a détenu.
Cette action de promotion devra être intégrée à son compte de campagne.
Interdiction de l’affichage sauvage
L’article L. 51 du Code électoral prévoit que des emplacements spéciaux doivent être réservés dans chaque commune pour l’apposition des affiches électorales.
La surface accordée à chaque liste doit être égale.
Tout affichage réalisé en dehors des emplacements dédiés est illégal.
Interdiction des appels téléphoniques gratuits pour le candidat
Les candidats n’ont pas droit de porter à la connaissance du public un numéro d’appel téléphonique ou télématique gratuit via lequel les candidats peuvent défendre leur programme (article L. 50-1 du Code électoral).
Interdiction de participation au financement de la campagne d’un candidat
Toutes les personnes publiques ont interdiction de participer au financement de la campagne d’un candidat (article L. 52-8 du Code électoral).
Pour les candidats sortants, cela implique de ne pas recourir au matériel de la commune dans le cadre de leur campagne électorale (voiture de fonction, téléphone, site internet, etc.), mais également de ne pas mettre à contribution le personnel municipal.
Sur ce dernier point, il est interdit à tout agent public de distribuer des bulletins de vote, des tracts ou des professions de foi d’un ou plusieurs candidats à l’élection (article L. 50 du Code électoral).
On relèvera qu’un adjoint au maire n’est pas considéré comme un agent de l’autorité municipale si bien qu’il peut distribuer des tracts pour le compte du maire (CE, 21 août 1996, n° 173669).