

La marque est un élément indissociable du fonds de commerce, et un actif stratégique pour le commerçant ou le restaurateur.
C’est un signe distinctif, qui figure bien souvent sur l’enseigne du local commercial.
La marque peut être cédée par le commerçant, soit isolément, soit globalement, avec l’ensemble des éléments formant le fonds de commerce, qu’il s’agisse des éléments immatériels (droit au bail, clientèle, et donc marque…) et matériels (outils de production notamment).
Conseils pratiques sur ce point : lors de votre installation dans le local commercial, vous aurez vraisemblablement besoin d’apposer une enseigne sur la devanture de l’immeuble.
Attention : veillez à bien obtenir l’accord du bailleur pour apposer votre enseigne préalablement à votre installation dans le local commercial. Si possible, pensez à indiquer l’accord du bailleur dans la rédaction du bail commercial.
Il est vrai que dans un certain nombre de cas, protéger sa marque peut sembler anéctodique pour le commerçant, qui a généralement l’impression d’être déjà protégé par son enseigne : il y a rarement deux restaurants du même nom dans le même quartier, ce qui suffit en général à pouvoir distinguer sa boutique et son emplacement.
Toutefois, à l’ère du numérique, de la vente à emporter et du click and collect, la zone de chalandise d’un commerçant devient de plus en plus virtuelle. Les établissements génèrent aujourd’hui une importante clientèle grâce au trafic en ligne et au SEO (moteur de recherche Google). Le développement de cette zone de chalandise virtuelle s’est renforcé avec les plateformes de livraison en ligne de type Uber eat et Deliveroo.
Dans ces conditions, le nom de la boutique, de la marque et du concept est d’autant plus stratégique pour singulariser son commerce au milieu des milliers d’autres référencés sur Google.
Enfin, il faut penser à l’avenir : ce n’est pas parce que vous ouvrez une seule boutique aujourd’hui que vous ne souhaiterez pas dans le futur faire évoluer votre concept et le dupliquer, par exemple sous la forme d’une franchise.
Dans cette perspective, afin de pouvoir valoriser au mieux votre fonds de commerce et votre concept, il est indispensable d’avoir bien pensé à protéger votre marque lors de la création de votre fonds de commerce.
En droit français, sont protégeables au titre du droit des marques, tout élément permettant d’identifier un produit, du moment que cela est susceptible de représentation graphique.
Les seuls éléments qu’il est impossible de protéger sont les bruits et les odeurs (ce qui pose en particulier un problème pour l’industrie de la parfumerie).
Le dépôt d’une marque permet à son auteur d’agir en contrefaçon, si une autre personne tentait d’identifier ses produits avec une marque sensiblement similaire.
L’action en contrefaçon est à cet égard beaucoup plus efficace que la simple action en concurrence déloyale : en effet, la contrefaçon constitue un délit pénal (la sanction est donc plus sévère qu’une simple conséquence civile). La faute du contrefaisant est en outre plus facile à démontrer qu’en matière de concurrence déloyale.
Pour déposer une marque, celle-ci doit répondre à trois critères : la marque doit être disponible, licite et distinctive.Disponible, signifie que la marque ne doit pas être déjà prise lorsque vous la déposez. Pour cela, nous vous recommandons de faire appel à un avocat pour vous aider à faire une recherche d’antériorité.
Distinctive, signifie que la marque doit permettre de distinguer vos produits de ceux des autres. Elle doit permettre d’identifier les produits et services et ne pas être générique (par exemple ne pas comporter uniquement le nom commun d’un objet qu’elle désignerait comme « table » ou « chaise »…).
Licite, signifie que la marque ne doit pas violer une appellation d’origine, un signe public, ni bien sûr être contraire aux bonnes mœurs (insulte, obscénité, etc. ne sont pas protégeables).
Comment se déroule le dépôt d’une marque en pratique ?
En pratique, le dépôt d’une marque est un processus qui peut durer 2 à 3 semaines à compter de la publication.
Dans un premier temps, on procède au dépôt de la marque sur le site de l’INPI. Vous pouvez le faire vous-même ou vous faire assister par votre avocat. C’est assez facile : on dépose le signe distinctif en l’associant à des classes, qui sont en réalité des typologies de produits et/ou services. Quelques jours après, la marque fait l’objet d’une publication au BOPI (le Bulletin officiel de la propriété industrielle).
À compter de cette publication, toute personne qui y a un intérêt peut s’opposer au dépôt de votre marque (par exemple, parce que votre marque serait de nature à contrefaire celle d’un autre dépôt réalisé antérieurement).
En cas d’opposition, une négociation va s’installer entre les parties : on discutera souvent les risques de confusion (sur l’image proprement dite) et la question des similarités de classe. Le délai pour cette procédure est en principe de deux mois, mais il est possible de demander un allongement du processus auprès de l'INPI.
En pratique, soit les parties se mettent d’accord, soit ce sera à l’INPI de trancher. Pour ce faire, l’INPI agira exactement comme une juridiction, un recours étant possible devant la Cour d’Appel de Paris le cas échéant. S’il n’y a pas d’opposition, ou si un accord amiable avec un éventuel opposant est trouvé, ou enfin si l’INPI tranche en votre faveur, vous disposerez alors d’un certificat d’enregistrement de votre marque.
Notez alors que la durée de protection d’une marque est de 10 ans, calculée rétroactivement à compter de la date de dépôt. Pour les frais, comptez environ 200 euros pour le dépôt et entre 500 et 1.000 euros selon les cas pour les recherches d’antériorité. N’hésitez pas à nous demander conseil pour le dépôt de votre marque. Contactez-nous.
Oui. Une cession de fonds de commerce peut souvent nécessiter une intervention rapide, notamment lorsqu'une offre a déjà été signée ou lorsqu'un calendrier de vente est imposé par les parties ou la banque de financement. Le cabinet Novlaw accompagne régulièrement vendeurs et acquéreurs dans des délais contraints et peut intervenir à chaque étape de l'opération, partout en France grâce à la signature électronique des actes. Un premier rendez-vous permet généralement d'identifier rapidement les enjeux et de mettre en place un calendrier adapté à la transaction.
Les honoraires d'un avocat en cession de fonds de commerce varient selon la complexité du dossier, le montant de la transaction et l'étendue de la mission confiée. Certains avocats proposent un forfait couvrant l'ensemble de l'opération (audit, négociation, promesse de vente, acte définitif et formalités), tandis que d'autres interviennent au temps passé. Un devis préalable permet de connaître précisément le coût de l'accompagnement avant le démarrage du dossier.
Aucune disposition légale n'impose une répartition particulière des honoraires d'avocat. En pratique, chaque partie règle généralement les honoraires de son propre conseil. Il est toutefois fréquent que les parties conviennent d'une répartition différente dans le cadre des négociations. Cette question est souvent abordée dès les premiers échanges et peut être intégrée à la lettre d'intention ou à la promesse de vente.
Le coût d'une cession de fonds de commerce dépend de nombreux facteurs : valeur du fonds, complexité de l'opération, présence d'un bail commercial, financement bancaire, crédit-vendeur, audits préalables ou encore négociations entre les parties. Outre le prix de vente, il convient d'anticiper les honoraires d'avocat, les éventuels frais d'intermédiaire (agence spécialisée), les droits d'enregistrement et les frais liés aux formalités administratives. Un accompagnement juridique permet d'anticiper ces coûts et de sécuriser l'opération.
Les droits d'enregistrement sont à la charge du cessionnaire et dépendent du prix de cession : jusqu'à 23 000 €, le cessionnaire est exonéré ; entre 23 000 € et 200 000 €, les droits correspondent à 3 % du prix ; au-delà de 200 000 €, ils correspondent à 5 %. Le cessionnaire doit s'acquitter de ces droits dans un délai d'un mois à compter de la date de cession ou de l'entrée en possession du fonds si elle est antérieure.
Les parties peuvent recourir à plusieurs méthodes de valorisation : la méthode dite des barèmes, la valorisation en fonction de la rentabilité du fonds, la méthode par comparaison, ou la méthode de la correction par actif net. Cette étape peut faire l'objet de négociations et il est utile de se faire assister par un professionnel maîtrisant ces différentes méthodes.
Une cession de fonds de commerce se déroule en plusieurs étapes successives : l'évaluation de la valeur du fonds, la rédaction des actes (promesse ou compromis de vente, suivi de l'acte définitif), les formalités postérieures à la promesse (purge du droit de préemption de la commune, notification au bailleur si nécessaire, enregistrement de la promesse en cas de promesse unilatérale), les formalités post-cession qui diffèrent selon que l'on est cédant ou cessionnaire, les publications dans un journal d'annonces légales et au BODACC à l'initiative de l'acquéreur, et enfin la période de solidarité fiscale avec séquestre du prix de cession.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne les professionnels de l’hôtellerie à Paris et partout en France pour l’ouverture d’hôtels, les reprises d’établissements, les négociations de baux et les créations de sociétés.
Les coûts juridiques dépendent notamment de la taille de l’établissement, du bail commercial, des audits à réaliser, des opérations de cession et des formalités administratives.
Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne régulièrement les acquisitions de fonds de commerce hôteliers, les reprises d’hôtels, les audits juridiques et les négociations de baux.
Le bail commercial constitue souvent l’un des actifs les plus importants de l’exploitation hôtelière. Certaines clauses doivent être négociées avec attention : montant du loyer, répartition des charges, travaux, durée du bail, renouvellement et indemnité d’éviction.
Oui. Les hôtels sont des établissements recevant du public (ERP) et doivent respecter des règles strictes concernant la sécurité incendie, l’accessibilité, l’évacuation et les installations techniques.
Le choix de la structure juridique dépend notamment du nombre d’associés, du montant des investissements, du mode de financement, de la stratégie de développement et de la fiscalité recherchée. Dans le secteur hôtelier, les structures les plus utilisées sont généralement la SAS, la SARL, la SASU, l’EURL ainsi que les holdings et SCI dans certains montages.
L’ouverture d’un hôtel implique de nombreuses problématiques juridiques : bail commercial hôtelier, création de société, conformité ERP, droit du travail, réglementation touristique, contrats fournisseurs ou encore autorisations administratives. L’accompagnement d’un avocat permet de sécuriser juridiquement votre projet dès son lancement et d’éviter des difficultés pouvant compromettre l’exploitation de l’établissement.
Le vendeur (cédant) d'un fonds de commerce est tenu à plusieurs obligations : une obligation d'information préalable des salariés si l'entreprise compte moins de 250 salariés ; une obligation de garantie (garantie d'éviction et garantie des vices cachés) ; la remise des documents légaux (bilan des 3 derniers exercices, chiffre d'affaires mensuel, état des dettes) ; et l'obligation de ne pas se réinstaller dans un périmètre concurrençant le cessionnaire si une clause de non-rétablissement a été stipulée.
Si des créanciers du cédant forment une opposition sur le prix de cession du fonds de commerce, le prix reste bloqué entre les mains du séquestre (avocat ou notaire) jusqu'à la mainlevée des oppositions. En cas de désaccord sur le bien-fondé d'une opposition, une procédure judiciaire peut être nécessaire pour en obtenir la mainlevée. L'acquéreur, quant à lui, ne peut pas être inquiété si les formalités légales de publicité ont été correctement effectuées.
Le droit de préemption commercial est un outil à disposition des communes pour lutter contre la dévitalisation des centres villes et assurer le maintien des commerces de proximité. La finalité de ce droit de préemption est donc le maintien ou la réintroduction de la diversité de l'activité économique de proximité.
Non, dans une cession de fonds de commerce, le vendeur ne perçoit pas immédiatement l'intégralité du prix de cession. Il doit patienter jusqu'à l'expiration des délais légaux d'opposition des créanciers (10 jours à compter de la dernière publication légale). Durant cette période, le prix est séquestré par l'avocat ou le notaire. Ce n'est qu'à l'issue de cette période, et si aucune opposition valable n'a été formée, que le prix peut être remis au vendeur.

Chaque situation mérite une analyse claire et pragmatique. Le cabinet Novlaw vous accompagne pour sécuriser vos décisions, anticiper les risques et défendre vos intérêts.