
Les impayés constituent l'une des principales causes de difficultés financières des entreprises françaises. Une facture non réglée peut rapidement fragiliser la trésorerie d'une PME, retarder ses investissements, compromettre le paiement de ses fournisseurs ou même menacer sa pérennité.
Si aucun professionnel n'est totalement à l'abri d'un défaut de paiement, il existe de nombreux moyens de réduire considérablement le risque d'impayés.
Alors, comment éviter les impayés ? Quelles précautions prendre avant de contracter ? Quelles clauses insérer dans ses contrats ? Comment réagir dès les premiers retards de paiement ?
Le cabinet Novlaw Avocats vous présente les bonnes pratiques à mettre en place pour sécuriser vos créances commerciales.
Contrairement aux grandes entreprises disposant d'importantes réserves de trésorerie, les petites et moyennes entreprises sont souvent plus vulnérables aux retards de paiement.
Un impayé peut notamment entraîner :
Prévenir les impayés doit donc constituer une véritable stratégie de gestion du risque.
La première étape consiste à s'assurer de la fiabilité financière du client avant même de commencer la prestation ou de livrer la marchandise.
Avant de signer un contrat, il est conseillé de vérifier :
Une entreprise récemment créée ou présentant des difficultés financières mérite une vigilance renforcée.
Lorsqu'ils sont disponibles, les comptes annuels permettent d'évaluer :
Une société affichant des pertes récurrentes ou des capitaux propres fortement dégradés présente un risque plus important.
Avant toute signature importante, il convient de vérifier si le client fait l'objet :
Cette vérification peut être effectuée notamment au moyen des annonces publiées au BODACC ou sur les registres légaux accessibles au public.
La conclusion d'un contrat avec une entreprise en procédure collective nécessite une vigilance particulière. En effet, lorsqu'une procédure collective est ouverte, le risque d'impayé augmente considérablement et les règles de recouvrement deviennent plus contraignantes.
Ainsi, si votre client est placé en sauvegarde ou en redressement judiciaire, les créances nées avant le jugement d'ouverture ne peuvent plus être recouvrées par les voies habituelles et doivent faire l'objet d'une déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire dans les délais légaux.
En présence d'une procédure collective, il est souvent recommandé :
Enfin, il convient de rappeler qu'une entreprise en redressement judiciaire peut continuer son activité et conclure de nouveaux contrats. Toutefois, avant de s'engager, il est prudent d'évaluer sa capacité réelle à exécuter ses obligations et à régler les prestations qui lui seront facturées.
L'absence de contrat écrit constitue l'une des erreurs les plus fréquentes.
Un contrat clair permet non seulement de prévenir les contestations mais également de faciliter le recouvrement en cas d'impayé.
Le contrat doit notamment préciser :
Plus les engagements sont précis, plus le risque de contestation diminue.
Faire signer un devis ou un bon de commande
Même lorsqu'un contrat complet n'est pas nécessaire, il est fortement recommandé de faire signer :
Ces documents permettent de démontrer :
Ils constituent souvent des preuves essentielles en cas de contentieux.
L'une des meilleures protections contre les impayés consiste à demander un acompte.
Selon l'activité concernée, il est fréquent de prévoir :
Un client refusant tout acompte doit généralement susciter une vigilance particulière.
L'acompte présente un double avantage :
Dans certaines opérations présentant un enjeu financier significatif, les parties peuvent avoir des intérêts divergents.
Le prestataire souhaite être certain d'être payé avant de mobiliser des ressources importantes pour exécuter sa mission. À l'inverse, le client peut hésiter à verser un acompte conséquent sans disposer de garanties suffisantes quant à la bonne réalisation de la prestation.
Afin de concilier ces intérêts, les parties peuvent convenir de recourir à un séquestre auprès d'un avocat.
Concrètement, le client verse les fonds sur le compte CARPA de l'avocat séquestre. Les sommes sont conservées par ce dernier jusqu'à la réalisation des conditions prévues dans la convention de séquestre. Une fois ces conditions remplies, les fonds sont libérés au profit du prestataire.
Ce mécanisme présente plusieurs avantages :
L'avocat séquestre intervient en qualité de tiers indépendant. Il ne défend ni les intérêts du client ni ceux du prestataire dans le cadre de sa mission de séquestre. Sa mission consiste uniquement à conserver les fonds et à les débloquer conformément aux stipulations convenues par les parties.
En cas de contestation sur l'exécution de la prestation ou sur les conditions de libération des fonds, l'avocat conserve les sommes séquestrées jusqu'à la conclusion d'un accord entre les parties ou jusqu'à ce qu'une décision de justice définitive détermine le bénéficiaire des fonds.
Le recours à un séquestre d'avocat est particulièrement pertinent pour les contrats de conseil, les prestations informatiques, les missions d'architecture, les opérations immobilières ou encore les cessions d'entreprises et de fonds de commerce, lorsque les parties souhaitent sécuriser leurs engagements respectifs.
Les conditions générales de vente (CGV) constituent un outil juridique essentiel.
Elles doivent notamment prévoir :
Le délai convenu doit être clairement indiqué.
À défaut, les dispositions du Code de commerce s'appliquent.
L'article L.441-10 du Code de commerce impose la mention des pénalités de retard applicables en cas de non-paiement.
Ces pénalités sont dues automatiquement dès le lendemain de l'échéance.
L'indemnité forfaitaire de recouvrement
Une indemnité forfaitaire de 40 euros est due pour chaque facture impayée entre professionnels.
Cette indemnité doit figurer dans les CGV et sur les factures.
Cette clause permet de rendre immédiatement exigibles toutes les sommes dues en cas de défaut de paiement.
Elle permet de désigner à l'avance le tribunal compétent en cas de litige entre professionnels.
La clause de réserve de propriété permet au vendeur de conserver la propriété des marchandises jusqu'au paiement intégral du prix.
Cette clause peut s'avérer particulièrement efficace en cas :
Pour être opposable, elle doit être acceptée avant la livraison.
Pour les contrats importants, il peut être opportun de solliciter :
Le dirigeant s'engage personnellement à payer si la société débitrice ne règle pas sa dette.
La banque garantit le paiement dans certaines conditions.
Certains actifs peuvent être donnés en garantie de la créance.
Ces mécanismes sont particulièrement utiles lorsque les montants en jeu sont élevés.
Une facture tardive est souvent une facture payée tardivement.
Les entreprises doivent :
Une erreur de facturation peut ralentir considérablement le règlement.
De nombreuses entreprises découvrent les retards de paiement plusieurs semaines après l'échéance.
Il est conseillé de mettre en place :
Plus la réaction est rapide, plus les chances de recouvrement sont importantes.
Il ne faut jamais attendre plusieurs mois avant d'agir.
Une procédure de relance efficace peut être organisée selon le schéma suivant :
Quelques jours après l'échéance.
Deuxième relance écrite
Par courrier électronique ou courrier recommandé.
La mise en demeure constitue une étape essentielle avant toute procédure judiciaire.
Elle permet de formaliser officiellement la demande de paiement et d'interrompre, dans certains cas, la prescription.
Certains indices doivent attirer l'attention :
Plus ces signaux sont détectés tôt, plus il est possible d'agir efficacement.
Ne pas attendre pour engager une procédure de recouvrement
Lorsqu'un client refuse de payer malgré les relances, il est souvent préférable d'agir rapidement pour récupérer les factures impayées.
Selon les circonstances, plusieurs procédures peuvent être envisagées :
Le temps joue généralement contre le créancier.
Plus la procédure est engagée rapidement, plus les chances de récupération sont élevées.
Le cabinet Novlaw Avocats accompagne régulièrement les entreprises, commerçants, restaurateurs, hôteliers, franchisés, réseaux de distribution et prestataires de services dans la sécurisation de leurs opérations commerciales.
À ce titre, nous intervenons fréquemment en qualité d'avocat séquestre afin de sécuriser les paiements dans le cadre de prestations de services, de contrats commerciaux, de cessions de fonds de commerce, de cessions de sociétés ou encore d'opérations immobilières.
Grâce au compte CARPA, les fonds sont conservés sur un compte spécialement affecté, offrant aux parties un haut niveau de sécurité juridique et financière. Nous rédigeons également les conventions de séquestre afin de définir avec précision les conditions de libération des fonds et d'anticiper les éventuelles difficultés d'exécution.
Ce mécanisme permet souvent de débloquer des négociations qui auraient échoué en raison d'un manque de confiance entre les parties. Le prestataire bénéficie de la garantie de la disponibilité des fonds tandis que le client dispose d'une protection contre un déblocage prématuré du prix.
Le cabinet intervient partout en France grâce à la signature électronique et à une gestion entièrement dématérialisée des dossiers. Nous pouvons mettre en place un séquestre rapidement, qu'il s'agisse d'une prestation ponctuelle, d'un contrat commercial complexe ou d'une opération portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros.
Notre expérience en droit commercial, en contentieux des affaires et en sécurisation des transactions nous permet d'accompagner efficacement les entreprises souhaitant prévenir les impayés et sécuriser leurs relations contractuelles.
Le cabinet Novlaw Avocats jouit d’une solide réputation en matière de droit des affaires et contentieux commercial.
Nous assistons nos clients partout en France pour :
N’hésitez pas à contacter nos avocats pour convenir d’un rendez-vous et obtenir un devis personnalisé.
La meilleure stratégie consiste à agir avant la signature du contrat. Il est recommandé de vérifier la solvabilité du client, de faire signer un devis ou un contrat écrit, de prévoir des conditions générales de vente adaptées, de demander un acompte et d'organiser un suivi rigoureux des échéances de paiement.
Oui. Il est tout à fait possible de demander un acompte avant le début d'une prestation ou avant la livraison de marchandises. Cette pratique permet de réduire le risque d'impayé tout en améliorant la trésorerie de l'entreprise.
Il est conseillé de consulter les informations légales de l'entreprise, ses comptes annuels lorsqu'ils sont disponibles, son ancienneté, ainsi que l'existence éventuelle d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire).
Une entreprise en redressement judiciaire peut continuer à exercer son activité et conclure de nouveaux contrats. Toutefois, il est prudent d'exiger des garanties supplémentaires, de limiter les délais de paiement et de surveiller attentivement l'évolution de la procédure collective.
La clause de réserve de propriété constitue une protection efficace pour les vendeurs de marchandises. Elle permet de conserver la propriété des biens vendus jusqu'au paiement intégral du prix et peut faciliter leur récupération en cas de défaillance du client.
Sauf exceptions prévues par la loi, le délai de paiement ne peut généralement pas dépasser 60 jours à compter de l'émission de la facture ou 45 jours fin de mois conformément aux dispositions du Code de commerce.
Oui. Les conditions générales de vente doivent prévoir les pénalités applicables en cas de retard de paiement ainsi que l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros due entre professionnels.
La mise en demeure peut être adressée dès qu'une facture est arrivée à échéance et demeure impayée malgré les relances amiables. Elle constitue souvent une étape préalable avant l'engagement d'une procédure judiciaire.
Oui. Les parties peuvent convenir de déposer les fonds sur le compte CARPA d'un avocat séquestre. Le prix est alors conservé par un tiers indépendant jusqu'à la réalisation des conditions prévues au contrat, ce qui sécurise à la fois le client et le prestataire.
Il est conseillé d'agir rapidement. Après une ou plusieurs relances, une mise en demeure peut être adressée. Si le client persiste à ne pas payer, plusieurs procédures peuvent être envisagées, notamment l'injonction de payer, le référé provision ou l'assignation devant le tribunal compétent.
L'intervention d'un avocat peut être utile dès les premières difficultés, notamment lorsque le montant de la créance est important, que le débiteur conteste la facture ou que des mesures conservatoires doivent être mises en place rapidement.
Dans certaines situations, le créancier peut obtenir le remboursement d'une partie des frais engagés pour recouvrer sa créance, notamment par l'application de l'article 700 du Code de procédure civile ou de clauses contractuelles spécifiques.
Novlaw vous accompagne pour sécuriser votre bail commercial à chaque étape : négociation, rédaction, exécution et contentieux. Échangeons sur votre situation et vos enjeux.