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Immobilier

Avocat pour contester un refus de la copropriété d'installer une extraction

Restaurateur face aux copropriétaires opposés à l'installation d'une gaine d'extraction, avec un marteau de juge symbolisant le recours en justice
Sommaire
Nos spécialistes
Baptiste Robelin

La copropriété refuse votre installation d'extraction ? Des recours existent.

Vous souhaitez ouvrir un restaurant, une boulangerie, une pâtisserie, une dark kitchen, un laboratoire alimentaire ou développer une activité nécessitant une extraction des fumées, mais la copropriété a refusé votre projet ?

Ce refus n'est pas toujours définitif ni légalement justifié.

Notre cabinet accompagne les restaurateurs, commerçants, investisseurs et exploitants dans les démarches permettant de contester un refus de la copropriété et, lorsque cela est nécessaire, d'obtenir une autorisation judiciaire pour installer une gaine d'extraction.

Un refus de l'assemblée générale n'empêche pas systématiquement la réalisation des travaux.

Pour aller plus loin, vous pouvez découvrir la vidéo de la chaîne YouTube de Maître Baptiste Robelin, sur les recours pour les restaurants en cas de refus de la copropriété d'installer une extraction :

Un refus de la copropriété n'est pas toujours justifié

L'installation d'une extraction touche le plus souvent les parties communes (percement, gaine en façade ou en courette, traversée de toiture) et doit donc être autorisée par l'assemblée générale. Mais la copropriété ne dispose pas d'un droit de veto : son refus doit reposer sur des motifs objectifs, comme l'incompatibilité avec le règlement de copropriété, des nuisances insuffisamment maîtrisées ou un dossier technique incomplet.

Nous analysons ces motifs et la jurisprudence récente dans notre article Dans quels cas la copropriété peut-elle refuser l'installation d'une gaine d'extraction ?. Un refus purement arbitraire, lui, peut être contesté par deux voies.

Premier recours : faire annuler le refus pour abus de majorité

Le copropriétaire qui a voté contre la décision, ou qui n'était ni présent ni représenté, peut en demander l'annulation au tribunal judiciaire. Il dispose pour cela de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l'assemblée générale (article 42 de la loi du 10 juillet 1965). Passé ce délai, le refus devient définitif.

La décision peut être annulée lorsqu'elle constitue un abus de majorité, c'est-à-dire lorsqu'elle a été prise :

  • dans un but autre que la préservation de l'intérêt collectif des copropriétaires (Civ. 3e, 8 février 1989, n° 87-14.322) ;
  • en rompant l'égalité entre copropriétaires, au profit des majoritaires (Civ. 3e, 17 décembre 2014, n° 13-25.134 ; Civ. 3e, 9 juin 2016, n° 15-17.529) ;
  • ou avec l'intention de nuire (Civ. 3e, 29 novembre 2011, n° 10-28.146).

La cour d'appel de Pau a ainsi confirmé l'annulation d'un refus d'installer une gaine d'extraction, au motif qu'il n'était pas fondé sur de justes motifs, n'était pas justifié par l'intérêt collectif et empêchait des travaux nécessaires à un lot dont l'activité était autorisée par le règlement de copropriété (CA Pau, 4 septembre 2018, n° 16/01469). En revanche, un refus ne peut pas être annulé au seul motif qu'il serait inéquitable ou inopportun.

Second recours : obtenir une autorisation judiciaire des travaux

Indépendamment de toute annulation, l'article 30, alinéa 4, de la loi du 10 juillet 1965 permet au copropriétaire de demander au tribunal judiciaire l'autorisation d'exécuter les travaux que l'assemblée générale a refusés. Le juge fixe alors les conditions de leur réalisation.

Il vérifie notamment :

  • la conformité du projet à la destination de l'immeuble et au règlement de copropriété ;
  • l'absence d'atteinte aux droits des autres copropriétaires ;
  • l'impact esthétique, en particulier pour les immeubles protégés ;
  • la maîtrise des nuisances sonores et olfactives ;
  • la solidité de l'immeuble.

Le juge refuse l'autorisation si les conditions de réalisation des travaux restent indéterminées, notamment quant à leurs nuisances (Civ. 3e, 20 juillet 1999, n° 98-11.663). Le succès de la demande repose donc d'abord sur la qualité du dossier technique, préparé avec un architecte ou un bureau d'études.

Les deux recours peuvent être engagés ensemble. Dans tous les cas, installer une extraction malgré le refus, sans décision du juge, expose à sa dépose.

Quels commerces sont concernés ?

Nous intervenons régulièrement pour des projets concernant :

  • les restaurants ;
  • les boulangeries ;
  • les pâtisseries ;
  • les commerces de bouche ;
  • les laboratoires alimentaires ;
  • les dark kitchens ;
  • les établissements de restauration rapide ;
  • les cuisines professionnelles.

Comment contester un refus de la copropriété ?

1. Analyser le règlement de copropriété

La première étape consiste à vérifier :

  • les clauses d'affectation des lots ;
  • la destination de l'immeuble ;
  • les restrictions éventuelles concernant les activités commerciales ;
  • les règles applicables aux travaux.

2. Constituer un dossier technique solide

Un dossier incomplet conduit très souvent à un refus.

Nous travaillons avec les professionnels compétents afin de réunir :

  • les plans du projet ;
  • les études acoustiques ;
  • les études d'odeurs ;
  • les notices techniques ;
  • les implantations proposées.

3. Vérifier la régularité du refus

Nous analysons :

  • les conditions du vote ;
  • les majorités applicables ;
  • la motivation du refus ;
  • l'existence éventuelle d'un abus de majorité.

4. Engager une procédure judiciaire si nécessaire

Lorsque le refus apparaît injustifié, nous saisissons le tribunal afin d'obtenir une autorisation judiciaire de réaliser les travaux.

L'objectif est de sécuriser juridiquement votre projet avant le lancement de l'exploitation.

Le bailleur est-il tenu de fournir une extraction pour un restaurant ?

Oui, en principe. Lorsque le bail autorise une activité de restauration, le bailleur doit fournir une extraction conforme au titre de son obligation de délivrance, et c'est à lui, en tant que copropriétaire, d'exercer les recours contre le refus de la copropriété. S'il ne le fait pas, le locataire peut agir contre lui. Nous détaillons ce point dans notre article Extraction d'un restaurant : le bailleur doit-il l'installer ?.

Maître Baptiste Robelin : une expertise reconnue dans les dossiers d'extraction des restaurants en copropriété

Maître Baptiste Robelin accompagne régulièrement des restaurateurs, boulangeries, pâtisseries, commerces alimentaires et exploitants de CHR confrontés au refus d'une copropriété d'autoriser l'installation d'une extraction.

Selon les situations, son intervention consiste à :

  • engager la responsabilité du bailleur lorsqu'il a manqué à son obligation de délivrance en louant un local inadapté à l'activité autorisée ;
  • obtenir une autorisation judiciaire permettant d'installer une extraction malgré le refus de la copropriété ;
  • négocier directement avec le bailleur, le syndic et les copropriétaires afin d'aboutir à une solution amiable.

Une approche technique et juridique intégrée

Les contentieux relatifs aux gaines d'extraction ne se gagnent pas uniquement sur des arguments juridiques.

La réussite du dossier repose avant tout sur la qualité du projet présenté.

Pour cette raison, Baptiste Robelin s'entoure d'un réseau de partenaires spécialisés dans le secteur des cafés, hôtels et restaurants (CHR), notamment des architectes et des bureaux d'études techniques capables de concevoir des solutions d'implantation performantes et juridiquement sécurisées.

Les projets présentés aux copropriétés et aux tribunaux intègrent notamment :

  • des plans précis d'implantation de la gaine d'extraction ;
  • une intégration respectueuse de l'esthétique de l'immeuble ;
  • des dispositifs limitant les nuisances sonores et olfactives ;
  • des solutions techniques adaptées aux contraintes des copropriétés anciennes et des immeubles urbains.

L'objectif est de présenter un système d'extraction robuste, objectivable et difficilement contestable.

Une pratique régulière des contentieux de copropriété

Baptiste Robelin intervient régulièrement devant les tribunaux judiciaires et les chambres spécialisées en droit de la copropriété.

Cette expérience lui permet d'anticiper les arguments fréquemment invoqués par les syndicats des copropriétaires, notamment :

  • les atteintes à l'esthétique de l'immeuble ;
  • les risques de nuisances ;
  • les contraintes techniques ;
  • la destination de l'immeuble ;
  • la préservation des parties communes.

Une forte culture de la négociation

Tous les dossiers ne nécessitent pas une procédure judiciaire.

Une partie importante du travail consiste à négocier avec les bailleurs, syndics et copropriétés afin de parvenir à un accord permettant l'installation de l'extraction dans des délais compatibles avec les impératifs économiques de l'exploitation.

L'objectif est toujours d'éviter, lorsque cela est possible, des procédures longues, coûteuses et susceptibles de retarder l'ouverture de l'établissement.

Une expérience des expertises judiciaires

Lorsque le tribunal désigne un expert judiciaire, Baptiste Robelin accompagne les exploitants tout au long des opérations d'expertise.

Ces expertises permettent de vérifier que le système d'extraction envisagé ne génère pas de nuisances excessives et respecte les contraintes techniques de l'immeuble.

Une expertise également partagée dans ses publications

Dans son ouvrage Guide pratique pour ouvrir, gérer et céder un café, hôtel, restaurant, Baptiste Robelin détaille les problématiques juridiques liées aux installations d'extraction, aux relations avec les copropriétés et aux solutions concrètes permettant de sécuriser les projets des exploitants.

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Questions fréquentes sur les recours contre la copropriété pour les extractions

Dans quel délai contester un refus de la copropriété ?

Pour demander l'annulation du refus, dans les deux mois de la notification du procès-verbal de l'assemblée générale. La demande d'autorisation judiciaire des travaux n'est pas enfermée dans ce délai, mais il est préférable d'agir rapidement.

Le locataire peut-il contester lui-même le refus ?

En principe non : seul un copropriétaire, ici le bailleur, peut contester une décision d'assemblée générale ou demander l'autorisation judiciaire. Le locataire peut en revanche agir contre son bailleur pour qu'il exerce ces recours.

Puis-je installer l'extraction en attendant la décision du juge ?

Non. Des travaux réalisés sans autorisation constituent un trouble manifestement illicite et exposent à la dépose du conduit.

Combien de temps dure une procédure ?

La durée varie selon la complexité du dossier, l'éventuelle expertise judiciaire et la juridiction compétente.

Besoin de contester un refus de la copropriété ?

Vous avez reçu un refus concernant l'installation d'une extraction ?

Le cabinet vous accompagne pour analyser la légalité de cette décision, sécuriser votre projet et mettre en œuvre les recours adaptés.

 

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Ils ont fait appel à NOVLAW avocats

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Questions fréquentes en

Hôtellerie et restauration

Un avocat peut-il accompagner un projet d’hôtel à Paris et partout en France ?

Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne les professionnels de l’hôtellerie à Paris et partout en France pour l’ouverture d’hôtels, les reprises d’établissements, les négociations de baux et les créations de sociétés.

Combien coûte juridiquement l’ouverture ou la reprise d’un hôtel ?

Les coûts juridiques dépendent notamment de la taille de l’établissement, du bail commercial, des audits à réaliser, des opérations de cession et des formalités administratives.

Un avocat peut-il accompagner la reprise d’un hôtel existant ?

Oui. Maître Baptiste Robelin accompagne régulièrement les acquisitions de fonds de commerce hôteliers, les reprises d’hôtels, les audits juridiques et les négociations de baux.

Pourquoi sécuriser le bail commercial avant d’ouvrir un hôtel ?

Le bail commercial constitue souvent l’un des actifs les plus importants de l’exploitation hôtelière. Certaines clauses doivent être négociées avec attention : montant du loyer, répartition des charges, travaux, durée du bail, renouvellement et indemnité d’éviction.

Faut-il respecter des normes ERP pour ouvrir un hôtel ?

Oui. Les hôtels sont des établissements recevant du public (ERP) et doivent respecter des règles strictes concernant la sécurité incendie, l’accessibilité, l’évacuation et les installations techniques.

Quel type de société choisir pour ouvrir un hôtel ?

Le choix de la structure juridique dépend notamment du nombre d’associés, du montant des investissements, du mode de financement, de la stratégie de développement et de la fiscalité recherchée. Dans le secteur hôtelier, les structures les plus utilisées sont généralement la SAS, la SARL, la SASU, l’EURL ainsi que les holdings et SCI dans certains montages.

Pourquoi faire appel à un avocat pour ouvrir un hôtel ?

L’ouverture d’un hôtel implique de nombreuses problématiques juridiques : bail commercial hôtelier, création de société, conformité ERP, droit du travail, réglementation touristique, contrats fournisseurs ou encore autorisations administratives. L’accompagnement d’un avocat permet de sécuriser juridiquement votre projet dès son lancement et d’éviter des difficultés pouvant compromettre l’exploitation de l’établissement.

Quelles sont les règles ERP à respecter pour un restaurant ou un hôtel ?

Pour ouvrir un restaurant en France, il faut respecter les normes des Établissements Recevant du Public (ERP), qui garantissent la sécurité et le confort des clients. Cela inclut l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite avec rampes, portes larges et sanitaires adaptés, ainsi que la sécurité incendie avec sorties de secours, extincteurs et matériaux conformes. La capacité d’accueil maximale doit être calculée selon la surface et affichée à l’entrée, tandis que la cuisine et les zones de stockage doivent suivre les règles HACCP pour l’hygiène alimentaire. Enfin, les installations techniques comme l’électricité, le gaz et la ventilation doivent être conformes aux normes de sécurité et régulièrement contrôlées. Respecter toutes ces obligations est indispensable pour obtenir l’autorisation d’ouvrir et accueillir le public.

Quelles sont les règles pour ouvrir un bar à chicha ?

Pour ouvrir un bar à chicha en France, il faut d'abord déclarer l'établissement comme ERP et respecter les normes de sécurité, d'accessibilité et d'hygiène. Il est interdit de fumer dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public, bars compris (art. L. 3512-8 et R. 3512-2 du Code de la santé publique). En intérieur, la chicha ne peut donc être consommée que dans un emplacement réservé aux fumeurs : une salle close, dotée d'une ventilation mécanique indépendante et de fermetures automatiques, qui n'est pas un lieu de passage et ne dépasse pas 20 % de la surface de l'établissement ni 35 m². Aucune prestation de service n'y est délivrée : ni service, ni préparation (art. R. 3512-3 et R. 3512-4). À défaut, la consommation se fait en terrasse ouverte, c'est-à-dire non close et couverte. Si le bar sert de l'alcool, il faut la licence correspondante et le permis d'exploitation. Enfin, il faut respecter les horaires, l'interdiction de vente aux mineurs, et déclarer la diffusion de musique à la SACEM si nécessaire.

Quelle est la réglementation applicable à l'happy hour ?

L'happy hour n'est pas interdite, mais elle est encadrée. Le débitant qui propose des boissons alcooliques à prix réduit pendant une période restreinte doit aussi proposer à prix réduit les boissons non alcooliques (art. L. 3323-1 du Code de la santé publique), dans des conditions équivalentes et avec une annonce équivalente. À défaut, il encourt une contravention de 4e classe (art. R. 3351-2 du même code). Est en revanche interdit l'open bar : offrir de l'alcool gratuitement à volonté dans un but commercial, ou le vendre à titre principal contre une somme forfaitaire (art. L. 3322-9). La communication autour de l'happy hour doit enfin respecter les limites de la loi Évin sur la publicité en faveur de l'alcool.

Qu’est-ce que le permis d’exploitation pour vendre de l’alcool ?

Le permis d'exploitation est une formation obligatoire pour toute personne qui déclare l'ouverture, la mutation, la translation ou le transfert d'un débit de boissons à consommer sur place de 3e ou 4e catégorie, ou un restaurant titulaire de la petite licence restaurant ou de la licence restaurant (art. L. 3332-1-1 du Code de la santé publique). Elle porte notamment sur la prévention de l'alcoolisme, la protection des mineurs, la répression de l'ivresse publique et la lutte contre le bruit. Elle est dispensée par des organismes agréés, comme l'UMIH ou les CCI. Le permis est valable 10 ans, et une formation de mise à jour permet de le prolonger pour 10 ans. Pour la vente à emporter, aucune formation n'est exigée en journée : seule la vente de boissons alcooliques entre 22 heures et 8 heures impose une formation spécifique, sanctionnée par le permis de vente de boissons alcooliques la nuit (art. L. 3331-4 du même code).

Quels sont les différents classements des hôtels en France?

En France, les hôtels sont classés selon un système officiel de 1 à 5 étoiles, basé sur plusieurs critères de qualité, de confort et de services. 1 étoile : hôtel simple, offrant les services de base (lit, salle de bain privée ou partagée, propreté minimale). 2 étoiles : un niveau supérieur avec plus de confort, chambre plus spacieuse et quelques services supplémentaires. 3 étoiles : hôtel standard, chambres confortables, services variés (wifi, TV, réception ouverte, petit-déjeuner). 4 étoiles : hôtel de qualité supérieure, chambres spacieuses, services complets (restaurant, room service, salle de sport, accueil multilingue). 5 étoiles : hôtel de luxe, très haut niveau de confort, équipements haut de gamme, services personnalisés et prestations exclusives. Le classement est délivré par Atout France, l’agence officielle du tourisme, après visite et évaluation des critères.

Faut-il suivre une formation obligatoire pour ouvrir un restaurant en France ?

Oui, certaines formations sont obligatoires pour ouvrir un restaurant en France, même si aucun diplôme de cuisine n’est exigé. La principale formation obligatoire est le permis d’exploitation, qui concerne les restaurateurs qui souhaitent vendre de l’alcool. Cette formation dure environ 20 heures (3 jours) et aborde la réglementation sur l’alcool, la protection des mineurs et les responsabilités de l’exploitant. Elle est notamment proposée par des organismes comme UMIH ou CCI France et est valable 10 ans. Une autre formation obligatoire est la formation en hygiène alimentaire HACCP, exigée pour au moins une personne dans l’établissement qui manipule des denrées alimentaires. Elle dure généralement 14 heures (2 jours) et permet de garantir la sécurité sanitaire des aliments. En résumé, pour ouvrir un restaurant, il faut surtout la formation HACCP pour l’hygiène et le permis d’exploitation si vous vendez de l’alcool.

Quelles sont les différentes licences pour vendre de l’alcool en France ?

En France, la vente d’alcool est encadrée par plusieurs licences selon le type de boissons et la manière de les vendre. La licence III permet de vendre des alcools fermentés comme le vin, la bière ou le cidre, mais pas les spiritueux. La licence IV autorise la vente de tous les alcools, y compris les boissons fortes comme le whisky, la vodka ou le rhum. Les restaurants peuvent obtenir une petite licence restaurant (alcools légers) ou une licence restaurant (tous les alcools), uniquement pour une consommation avec un repas. Enfin, pour vendre de l’alcool à emporter, il faut une licence à emporter, et l’exploitant doit aussi suivre une formation obligatoire appelée permis d’exploitation. 

Comment vendre un hôtel ?

La vente d’un hôtel est une opération complexe : il faut valoriser l’affaire en fonction de son emplacement, de son classement, de son potentiel actuel et à venir. Il est nécessaire de vérifier le bail commercial, d’auditer les bilans, mais également l’ensemble des normes de sécurité et de conformité pour recevoir du public. La vente de l’hôtel peut faire l’objet d’une cession de fonds de commerce ou d’une cession de société. En cas de cession des parts sociales ou des titres, il est recommandé aux parties de prévoir une garantie d’actifs et de passifs. Dans tous les cas, il est indispensable d’être assisté par un avocat expert en droit de l’hôtellerie et d’un notaire en cas de vente des murs.

Comment vendre un restaurant ?

Il est possible de vendre soit le fonds de commerce, soit les titres ou parts sociales de la société qui exploite le restaurant. Il faudra préalablement auditer les éléments essentiels composant le fonds de commerce (bilans, bail commercial, clientèles, éventuelles licences) puis valoriser le fonds de commerce ou la société (en fonction du chiffre d’affaires et du résultat d’exploitation). Il est vivement recommandé de passer par un notaire ou un avocat pour rédiger l’acte de vente.

Que faire si son restaurant fait l'objet de nombreux faux avis négatifs ?

Il faut agir rapidement. Sur le plan civil, le restaurateur victime peut demander le dédommagement du préjudice subi (perte de clientèle, atteinte à la réputation, préjudice moral) en s'appuyant sur l'article 1240 du code civil. Sur le plan pénal, il est possible de faire condamner l'auteur de la fausse critique si celle-ci est assortie d'une critique du restaurateur lui-même, permettant de basculer dans le cadre du délit de diffamation. Les hébergeurs des sites (Google, TripAdvisor) doivent retirer rapidement les faux avis signalés sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 euros.

Quelles règles pour un restaurant situé dans un centre commercial ?

Les mêmes que pour tout restaurant : normes ERP, hygiène alimentaire, licence pour vendre de l'alcool. Le pass sanitaire, qui imposait un contrôle à l'entrée, n'existe plus depuis 2022. La particularité d'un restaurant en centre commercial est surtout contractuelle : le bail impose souvent des horaires d'ouverture calqués sur ceux du centre, une participation aux charges communes et à l'association des commerçants, et parfois un loyer variable assis sur le chiffre d'affaires. Ces clauses sont à négocier avant la signature.

Restaurateur face aux copropriétaires opposés à l'installation d'une gaine d'extraction, avec un marteau de juge symbolisant le recours en justice
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Chaque situation mérite une analyse claire et pragmatique. Le cabinet Novlaw vous accompagne pour sécuriser vos décisions, anticiper les risques et défendre vos intérêts.