Royalti, Sauvermonbar et l’avocat spécialisé Baptiste Robelin, s’associent pour sauver la trésorerie des restaurateurs et des bars.

Royalti propose des solutions innovantes pour transformer le loyer des fonds de commerce de restaurant en loyer variable. Retrouvez l’interview d’Adrien Dehelly, fondateur de Royalti sur cette approche innovante et originale du traitement du loyer dans les baux commerciaux.

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L’interview

« Baptiste Robelin : Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Adrien Dehelly : Je m’appelle Adrien Dehelly, je suis juriste, financier et surtout entrepreneur. J’ai fondé deux sociétés dédiées aux financements des entreprises ; la seconde s’appelle ROYALTI et c’est de cette dernière dont nous allons parler aujourd’hui.

Baptiste Robelin : Quel est le rôle de Royalti ?

Adrien Dehelly : Royalti a deux rôles dans les deals de variabilisation que nous faisons :

  1. Rassurer le bailleur en s’occupant à sa place de connaitre le chiffre d’affaires du locataire et de collecter les loyers.
  2. D’une manière plus large, servir de tiers de confiance entre le bailleur et locataire pour les aider à s’entendre et à aligner leurs intérêts.

Baptiste Robelin : D’où t’es venu l’idée de Royalti ?

Adrien Dehelly : L’idée de faire payer les loyers en versant un pourcentage du chiffre d’affaires m’est venu quand j’ai voulu monter un restaurant.
C’était juste après les gilets jaunes et pendant les grèves et donc j’avais un peu peur que mon super concept n’attire pas assez de clients pour pouvoir couvrir mes charges fixes, j’ai alors cherché des solutions pour en variabiliser le plus possible.

Baptiste Robelin : Tu peux nous donner un exemple de cas où un restaurant aurait transformé son loyer en redevances pour adopter donc un principe de loyer variable ?

Adrien Dehelly : Prenons l’exemple d’un restaurant italien dans le 5ème arrondissement de Paris.
Il avait un loyer de 2200 euros par mois qu’il n’avait aucun mal à payer en février dernier puisqu’il faisait 20.000 euros de chiffre d’affaires mensuel en moyenne.

La crise est arrivée en mars et il a donc fallu trouver une solution, alors nous avons coupé le loyer en deux parties : un fixe de 1100 euros et une variable égale à 7% du chiffre d’affaires.

Quand les affaires ne tournaient pas, il a payé 1100€ (fixe) et 7% de 0 euros de chiffre d’affaires donc beaucoup moins que d’habitude. Quand cela a repris entre les confinements, il a fait seulement 10.000 euros de chiffre d’affaires et il a donc payé 1100€ + 700€ = 1800€
Il a donc économisé encore un peu de loyer par rapport à ce qu’il aurait payé en fixe.

Nous visons maintenant qu’au retour d’un chiffre d’affaires un peu plus normal, il paye un loyer un peu supérieur à avant les confinements, mais à l’heure où je réponds à ces questions le second confinement est toujours en cours et le restaurant toujours fermé.

Baptiste Robelin : Est-ce que la solution proposée par Royalti pourrait servir à autre chose que pour un restaurant ?

Adrien Dehelly : Cette solution peut servir à beaucoup de choses, pour citer en vrac :

  • Payer des études supérieures (au lieu de faire un emprunt)
  • Payer des prestataires (par exemple un développeur web pour faire un site e-commerce)
  • S’arranger avec ses créanciers afin de rembourser ses dettes progressivement

D’une manière générale, ce système de royalties peut servir à variabiliser toutes les charges fixes, et donc à rendre beaucoup plus facile la vie de tous ceux qui gère une entreprise et qui ont des incertitudes sur leur chiffre d’affaires et donc sur leur trésorerie. »

Interview d’Adrien Dehelly, fondateur de Royalti, par Me Robelin

Interview d’Adrien Dehelly, fondateur de Royalti, par Me Robelin