Quelle place pour les PME ? Une apparente exclusion contrebalancée par la loi
De prime abord, le marché de conception-réalisation et a fortiori sa généralisation pour les JOP peuvent sembler défavorables aux PME.
De fait, en fusionnant les études et les travaux au sein d’un contrat unique et en dérogeant à l’allotissement, ce contrat global privilégie naturellement les « majors » du BTP et les grands groupements, souvent les seuls capables de présenter les garanties financières et d’assumer les risques colossaux liés à l’urgence olympique.
Toutefois, ce risque d’éviction des PME doit cependant être contrebalancé par le Code de la commande publique.
En effet, rappelons qu’en vertu de l’article L. 2171-8 du Code de la commande publique, le titulaire d’un marché global est tenu de confier une part minimale de l’exécution du contrat à des petites et moyennes entreprises ou à des artisans.
Cette part minimale, fixée par l’article R. 2171-22 du même code, ne peut être inférieure à 10 % du montant prévisionnel du marché.
Cette obligation légale permet de garantir que le tissu économique local et les entreprises de taille modeste bénéficient pleinement des retombées des JO 2030, que ce soit par le biais de la sous-traitance ou en tant que co-traitants au sein du groupement.
JO 2030 : L’expertise NOVLAW AVOCATS à vos côtés
Que vous soyez un acheteur public cherchant à sécuriser le lancement d’une procédure dérogatoire dans le cadre des JO 2030, ou un opérateur économique souhaitant consolider son offre et son contrat de groupement, l’assistance d’un avocat en droit public et en droit de la construction peut s’avérer indispensable.
Le cabinet NOVLAW Avocats (Paris, Lyon, Lille) vous accompagne à toutes les étapes de la passation et de l’exécution de vos marchés de conception-réalisation.
N’hésitez pas à nous contacter pour auditer vos dossiers et sécuriser vos opérations dans le cas des jeux olympiques et paralympiques.